La Gazette Bien vivre à Montluel est en ligne !

Le numéro 2 de la Gazette est arrivé dans votre boîte aux lettres ou ne devrait plus tarder … Afin de faire connaître la Gazette de Bien vivre à Montluel au-delà de notre ville, la Gazette est à présent accessible en ligne sur notre site internet.

A DIFFUSER AUPRÈS DE VOS PROCHES ET AMI.E.S !!

Pourquoi la Gazette ?

  • Rendre compte de la participation des élu.e.s Bien vivre à Montluel aux conseils et commissions municipales et de leur vigilance sur l’action de la majorité actuelle,
  • Faire part de nos réflexions sur des questions d’intérêt local et général,
  • Repérer et relayer des actions des habitant.e.s,
  • Être en contact avec les Montluistes malgré la pandémie.

Comment fonctionne-elle ?

  • Il s’agit d’une démarche bénévole et ouverte dans le cadre des valeurs partagées par le Collectif (écologie, solidarité et démocratie locale).
  • La Gazette est distribuée bénévolement dans toutes les boîtes aux lettres.
  • Le comité de rédaction rédige et met en forme la parution de façon concertée avec le comité de pilotage de l’association.
  • L’objectif est d’atteindre les 3 à 4 parutions par an pendant le mandat, variable selon l’actualité et les moyens financiers.
  • Par souci d’indépendance, la Gazette n’intègre pas de publicité, elle est soutenue par un financement participatif des adhérent.e.s à l’association et des sympathisant.e.s via la plateforme HelloAsso : https://www.helloasso.com/associations/bien-vivre-a-montluel/adhesions/

Pourquoi un lancement le 1er mai ?

Le choix symbolique du 1er mai pour le lancement de notre second numéro n’est pas un hasard, il rend hommage aux premier.ère.s de corvée et l’ensemble du monde du travail.

Deux sujets mis en lumière dans la 2ème édition

  • Nos contre-propositions en matière sociale dans le cadre du débat d’orientations budgétaires avec un diagnostic des fragilités sociales sur le territoire, l’augmentation de la subvention au CCAS, la mise en chantier d’une réflexion sur la création d’une épicerie solidaire.
  • Les actions pour végétaliser la ville avec une proposition concrète d’aménagement du parking situé à côté de la Poste. Il s’agit d’augmenter la couverture végétale au sol et le nombre d’arbres pour rafraîchir efficacement la ville, ses parkings, ses écoles, etc., en aménageant également des espaces pour les vélos et les personnes à mobilité réduite.

Pour fêter le lancement du nouveau numéro de la Gazette, le collectif a organisé l’action “un arbre recherche une place, un parking, une école » pour inviter à la végétalisation de la ville … avant de rejoindre le collectif Sandia pour chanter en l’honneur des droits des travailleuses et des travailleurs.

N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires et de vos questions en nous écrivant par mail à : bienvivreamontluel@gmail.com.
Si vous avez des idées d’articles pour le prochain numéro, si vous souhaitez partager votre expérience et nous parler de vos projets en cours ou à venir sur Montluel et ses environs, nous sommes à votre écoute

Pour soutenir la Gazette ou les projets de Bien vivre à Montluel, pensez au financement participatif (un don régulier ou ponctuel) via le lien suivant :

https://www.helloasso.com/associations/bien-vivre-a-montluel/adhesions/

Lancement réussi de la 2ième Gazette Bien vivre à Montluel à l’occasion du 1ier mai !

Regardez dans votre boîte aux lettres, la Gazette arrive ces prochains jours…

Action « un arbre recherche…. » pour végétaliser la ville !

Action « un arbre recherche sa place, son parking, sa cour d’école » à l’occasion du lancement de la Gazette !

Chantons sous la pluie en l’honneur des droits des travailleurs et des travailleuses.

La chorale SANDIA a chanté des chansons en hommage aux travailleuses et aux travailleurs qui défendent leurs droits à l’occasion du 1ier mai. Merci à tous les 1iers et toutes les 1ières de corvée !

https://c.leprogres.fr/social/2021/05/01/insolite-ils-ressuscitent-des-chansons-pour-la-fete-du-travail

Chronique sur le logement solidaire – Entre besoins, urgences, peurs et engagements

PARTIE 1 – « J’aimerais vivre en Théorie… Parce qu’en Théorie, tout va bien »
Irena Havlicek

Chapitre 1 : L’exil

Le 7 mars dernier, sur la place Carnot, à la veille de la journée internationale des droits des femmes un petit groupe a chanté cette moitié du monde dont une part trop grande est encore vendue, mariée de force ou violée. La réalité de l’exil la concerne, cette part des femmes mais aussi des enfants, qui sont les premières victimes : des butins de guerre, des proies à enrôler, certaines fuient l’excision, d’autres tout simplement la mort, parce qu’elles sont femmes insoumises, parce qu’elles ne sont pas de la bonne ethnie, de la bonne religion, parce que la vengeance, la corruption, la violence dirigent, règnent, décident.

Quitter sa ville, sa famille, son pays, lorsque l’on n’a plus le choix, c’est souvent choisir la vie quand la mort est partout autour de soi.

La route de l’exil est longue, la survie parfois incertaine, l’espoir est toujours grand, d’une vie meilleure, d’une vie normale surtout, où l’on pourrait travailler sans avoir peur qu’une bombe nous tombe dessus, sortir avec des amis sans risquer des balles de mitraillettes ou encore choisir d’étudier pour devenir médecin afin de sauver des vies plutôt que d’être obligé de s’engager à prendre les armes pour en enlever, toujours injustement …

La réalité de l’exil ne date bien sûr pas d’aujourd’hui, celle de la guerre non plus, malheureusement encore trop présente dans de nombreuses zones de notre joli monde.

En France, finalement, on a beaucoup de chance. On est le 7ème pays le plus riche au monde, on a préservé, ou du moins on essaye, une culture de l’accueil, et on n’a pas besoin de partir, on est plutôt bien ici et en sécurité.

Des millions d’enfants, d’adolescents, de femmes et d’hommes du monde entier regardent l’Europe ou l’Amérique et rêvent de leur protection, d’un territoire en somme où les droits de l’homme, de la femme, des enfants ont un sens. Belle Europe, majestueuse Europe…

Et si c’était nous qui devions fuir notre pays ou nous cacher comme ce fut le cas au siècle dernier ? Et si c’était nos enfants ? Certains d’entre eux, des jeunes, arrivent jusqu’à Paris après un périple sans nom, ils ont parfois 12,13 ans, parfois ce ne sont que des bébés avec leur mère ou leur tante, c’est selon qui a survécu pendant ce trajet semé la plupart du temps de terreur.

Paris les engouffre, certains repartent, d’autres se font arrêter, des mains se sont tendues de part et d’autre, tiraillés, repêchés, des vies qui s’étirent et se cherchent échouent là où le possible est encore possible… Il y a tant de héros et d’héroïnes…

Pour les demandeurs de refuge, la route n’est pas finie une fois stabilisé dans cet endroit où ils pourraient rester, tout du moins pendant les longues procédures d’examen : des dizaines de rendez-vous pour, au bout de plusieurs semaines voire mois, accéder à ses droits, dans l’immensité incompréhensible et dématérialisée de l’administration française, avec, en plus, le problème de la langue… Heureusement, des associations se sont spécialisées dans l’accompagnement global et inconditionnel ….

Chapitre 2 : L’accueil

Des associations, des collectifs se mobilisent, recueillent, sécurisent, nourrissent, orientent, communiquent, mettent à l’abri.

Parmi elles, certaines se spécialisent dans l’accompagnement des mineurs, à qui on a répondu dans nos institutions « mais non, tu es majeur, car tu as pu traverser seul plusieurs pays, il faut une grande maturité pour y parvenir ! », quand c’est le besoin urgent de liberté, la nécessité de vivre qui les a poussé…

Ces « ni mineurs ni majeurs » aux gueules de minots n’ont donc plus d’âge, et pendant des mois n’ont pas non plus d’ identité réelle, finalement relégués à la rue, stoppés sans avenir dessiné s’ils ne trouvent pas d’aide pour continuer à avancer.

Du coup les bénévoles organisent des déjeuners dans des jardins sur des tables de ping pong, distribuent des portables avec des cartes SIM et des recharges, orientent vers le vestiaire, prennent les infos des jeunes, leurs parcours, leurs besoins, demandent où ils en sont dans leur démarches juridiques et administratives et gardent le contact du mieux qu’elles peuvent, cherchent des solutions pour tenter à tout prix de ne pas les laisser dehors… Nuits d’hôtels, familles d’accueil, hébergements collectifs dans des théâtres désertés par la crise sanitaire, tout est bon à prendre…

D’autres associations recherchent des poussettes, du lait, de la layette, pour des bébés qui n’ont pas eu la chance de bénéficier de la prime à la naissance à leur arrivée, car ils sont nés dans un pays en paix, certes, mais sans rien, sans même un toit, dormant parfois dans un couloir d’hôpital, et ce pendant plusieurs mois. D’autres encore ont besoin d’une voiture pour accompagner X ou Y qui ne peut plus marcher et a un rendez-vous urgent à la Préfecture ou à l’Ambassade, après des mois d’attente pour un rendez-vous, et attention ! Si elle ne se présente pas c’est l’OQTF (obligation de quitter la France) assuré : après des mois voire des années sur la route, tenter d’éviter le risque du retour à la case départ est primordial.

Lyon et ses environs comme d’autres agglomérations en France regorgent de ces bénévoles qui ne veulent, ne peuvent pas fermer les yeux sur ce monde, sur ces peuples venus d’ailleurs dont nous pillons sans aucun doute et la plupart du temps (involontairement?) les richesses pour notre propre confort, mais dont le coût humain est inhumain.

Chercher refuge, et trouver cette personne qui ose ouvrir sa porte, rencontrer l’inconnu. Ça peut faire peur, ça engage. C’est un besoin urgent, c’est une réponse qui dit « non, je ne reste pas les bras croisés à regarder ses gens souffrir ! Ces horreurs dans notre si joli monde, je n’en veux pas ! »

C’est fredonner Brassens, lire Montaigne et se souvenir d’Irena Sendler qui sauva des enfants du ghetto de Varsovie pendant la seconde guerre en les sortant clandestinement et les cachant dans des institutions religieuses.

Ouvrir sa porte à l’étranger, au demandeur de refuge, à l’exilé aujourd’hui en France, et grâce à Cédric Herrou, n’est plus du tout illégal, pas besoin de se cacher même s’il s’agit d’une personne « sans papier » (une réflexion serait d’ailleurs à mener sur cette idée sociologique et philosophique d’être quelqu’un sans papier ! ). Il n’y a plus de délit de solidarité, aider son prochain est inscrit comme principe de fraternité dans la constitution européenne des droits de l’homme, on avance, lentement, après sans doute de nombreux allers retours…

L’accueil est légal, on se lance, on décide de franchir le cap, d’être acteur d’un monde meilleur, de donner une petite chance à quelqu’un, une première personne vient cohabiter, elle et son histoire, lourde, silencieuse, subjuguante. On appréhende, c’est nouveau, comment réagir ? Comment gérer toutes ces nouvelles émotions ?

Un tas de questions nous viennent à l’esprit : Et si l’accueil ne se passait pas bien ? Et si on avait affaire à quelqu’un de malhonnête ? Et si cette personne ne partait jamais ??? Comment faire confiance quand on entend toutes ces choses dans les médias ???

PARTIE 2 : La pratique, le terrain

Chapitre 1 : « Allo Julie ? T’as encore une petite place chez toi ? J’ai une maman là avec un enfant de 8 ans.. Pas de 115, ils n’en peuvent plus… »

A. a 16 ans, en attente de son recours auprès du Juge pour Enfants, il n’a droit à rien.
Pas scolarisé, on lui trouve des cours de français, il apprend très vite. Il est très motivé et a même des capacités hors pair pour réparer le lave vaisselle en panne depuis 3 mois…
D. vient d’accoucher, son bébé Ali a 3 semaines, on était en janvier et elle n’avait nulle part où aller, elle dormait dans le couloir de l’hôpital quand mon amie Chiraz m’a appelée. Une journaliste l’a même interviewée pour alerter les pouvoirs publics sur cette situation inacceptable mais malheureusement encore trop fréquente ici en France en 2020.
H. vient de Syrie, N. d’Afghanistan, K. de Guinée, S. du Mali, O. du Congo, on fait le tour du monde, la maison se remplit, on s’organise, on apprend le malinké, le pashto, le turc, l’arabe et le peul… Les parties de baby foot sont animées, on applaudit tous les soirs à 20H… Parce qu’en plus, avec le printemps est arrivé le confinement. Les jeunes d’Afrique m’appellent tous maman et me font des mafés dignes des meilleurs plats des meilleurs restaurants (et oui, la nourriture c’est sacré). Quelques-uns font le Ramadan, d’autres fument quelques cigarettes dans le jardin, on soigne le pied de Jeannot, 8 ans qui a trop marché, sa plaie s’est infectée… Heureusement, Irena a tout ce qu’il faut en désinfectant et pansements ! On manque de psychologues pour une maman qui n’en peut plus, l’association Primo-Levi a une liste d’attente de 6 mois… On remercie pendant son AG l’Amap de la ville pour ses dons pour nourrir tout ce petit monde, et on continue nos réunions pour nos projets cinés autour de la Résilience. L’extérieur se joint parfois à nous, quelques images, beaucoup de souvenirs, un tas de sourire et de larmes dans les yeux.
Certains venaient de la Timmy, d’autres des Midis du Mie, ou encore du Petit bagage d’Amour ou de Zinzolin, des associations débordées, tellement engagées qui ne laissent jamais tomber quoi qu’il arrive. Tous étaient reconnaissants, Aicha 7 ans n’était plus dehors à 22h après la confirmation que le 115 ne leur avait rien trouvé alors qu’il faisait 3°C . Elle allait enfin rentrer à l’école en UP2A avec Jeannot, avoir une vie normale, c’était la petite fille la plus heureuse du monde.

« Allo Chiraz ? T’as pas une autre solution pour A. et son enfant de 3 ans ? Il a gribouillé tous les murs, sa maman est trop fatiguée et je peux plus les garder… »

Parfois on doit se séparer, on a atteint nos limites, et bien heureusement les associations sont là pour chercher, trouver le relais, et elles trouvent, malgré le nombre incalculable d’urgences auxquelles elles font face…
C’était entre 2019 et 2020, j’ai ouvert les portes de mon foyer à tous ces inconnus qui avaient eu la chance de trouver mon numéro dans les méandres des tissus effilés des associations. J’avais commencé par cuisiner, puis distribuer des déjeuners, puis j’ai ouvert ma porte pour une nuit à une personne, puis deux nuits, puis deux personnes, puis des semaines, enfin quelques mois pour certains…
Des liens d’amitié, d’amour se sont tissés, tissage aussi effilé que nos parcours de vies à tous. Tant de rencontres, d’entraide, de solidarité, je n’avais jamais vécu cela avant.
L’association Lueur d’Espoir nous apportait des dons régulièrement, nourriture, vêtements, cadeaux pour les enfants. Quelques factures d’énergie m’étaient remboursées, on avait quand même atteint les 22 personnes dans mon 80 m2 ! (il restait malgré tout de la place dans le jardin pour des tentes !)

L’hébergement solidaire, ça peut être une personne une nuit, comme à mon départ, et ça commence souvent là. On fait en fonction de ses moyens et on est toujours accompagné par une association pour faire le suivi ou le lien, on est jamais seul en cas de difficulté. L’hébergement solidaire, c’est ouvrir sa porte à quelqu’un dans le besoin, palliant les manques de solutions de l’État ou sa lenteur administrative. C’est donner le minimum : un toit, et si on peut un peu plus, un petit déjeuner, un ticket de métro. L’hébergement solidaire c’est gratuit pour celui ou celle qui en bénéficie : on ne demande rien en échange, mais on reçoit tant en réalité…
C’est légal, et c’est une expérience formidable à vivre, à découvrir.

Chapitre 2 : Témoignages

Vous voulez en parler ? Évoquer votre désir, vos craintes ? Vous avez des questions , des commentaires ?

Prochainement à Montluel : Réunion d’information sur l’hébergement solidaire avec les associations lyonnaises l’Appartage et ActForRef au Tiers Lieu Citoyen, 13 rue Notre-Dame des Marais

Merci d’être venu.e.s à la Marche pour une vraie Loi Climat à Montluel

Nous étions nombreu.ses.x cet après-midi pour chanter, crier, partager notre volonté d’agir pour protéger véritablement la Planète, ici et maintenant !

Départ de la Marche pour le Climat – promenade des Tilleuls à Montluel

Notre appel pour une vraie loi Climat !

Nous répondons aujourd’hui à l’appel de plus de six cents organisations pour manifester contre le « manque d’ambition » du projet de loi Climat et résilience. 170 évènements sont prévus dans toute la France. Le projet de loi, dont l’examen commence demain, « manque d’ambition » et « des manœuvres tentent de l’affaiblir ». Nous demandons une « vraie loi Climat » à la hauteur de l’urgence écologique et défendons les mesures des 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat. Ce projet de loi est le dernier texte du quinquennat consacré à l’environnement. Il est très loin de l’ambition requise pour répondre à l’urgence écologique et atteindre les objectifs que la France s’est fixés. Le Haut conseil pour le climat a rendu un avis plus que sévère : le gouvernement, après s’être renié sur de nombreux sujets et avoir été reconnu coupable d’inaction climatique, a mis de côté ou considérablement amoindri les propositions de la Convention citoyenne pour le climat que cette loi était censée reprendre. En l’état, le texte ne permet pas de faire baisser nos émissions de gaz à effet de serre (GES) de 40 % d’ici 2030, et encore moins d’atteindre le nouvel objectif européen (55 % de réduction de GES) alors que la science recommande une réduction de 65 %. En effet, il nous faut atteindre la neutralité carbone en 2050 pour contenir la catastrophe en cours : les eaux montent, les incendies, les vagues de chaleur, les évènement climatiques extrêmes se multiplient. La biodiversité disparait. Nous vivons la sixième grande extinction d’espèces à un rythme jamais vu. Les rendements agricoles diminuent, générant dans le monde des famines et des guerres. Demain, les débats autour du projet de loi Climat et résilience débuteront en séance publique. L’examen en commission spéciale n’a pas permis d’avancer. La plupart des amendements reprenant les propositions de la Convention citoyenne pour le Climat ont été rejetés, suivant l’avis du gouvernement, ou ont été jugés irrecevables. L’ambition écologique de la loi climat doit être revue, notamment s’agissant de la rénovation thermique des bâtiments, de la réglementation de la publicité et de l’utilisation des engrais azotés, du recours aux menus végétariens dans la restauration collective, de la lutte contre l’artificialisation des sols, de la limitation des vols intérieurs en avion ou la responsabilité climat des grandes entreprises.

Marche pour une vraie Loi Climat dimanche 28 mars à Montluel – départ à 14 heures promenade des Tilleuls

Le 28 mars, veille de l’examen du projet de loi, nous nous mobiliserons ensemble pour dénoncer son manque d’ambition et les manœuvres qui tentent de l’affaiblir, afin d’exiger une vraie Loi Climat à la hauteur de l’urgence écologique et défendre les mesures des 150 membres de la Convention citoyenne pour le Climat.

Présente dans de nombreuses villes, elle se tiendra à Montluel  à partir de 14 heures, promenade des Tilleuls. Le cortège défilera ensuite à travers la ville pour terminer par un moment convivial et familial sur la place du collège Emile Cizain, autour d’une soupe chaude et autres boissons.

Vous souhaitez participer, venez défiler avec nous, à pied, à bicyclette ou autres engins en « mode doux » dans une ambiance festive ! Un prix du mode de transport le plus original sera décerné à la fin du défilé.

L’écologie et l’économie sociale et solidaire sont les enjeux de ce siècle et Bien Vivre à Montluel souhaite voir son territoire s’adapter au réchauffement climatique, à la sobriété énergétique et soutenir le dynamisme des circuits courts !

Notre collectif d’habitant.e.s s’est présenté aux élections municipales de 2020. Il a entrepris depuis sa constitution en avril 2019 un « dialogue avec les habitant.e.s » questionnant sur « ce qui me va », « ce que je n’aime pas » et « le Montluel dont je rêve ! » afin de relayer leurs aspirations et co-construire avec eux, la résolution des problèmes ayant des effets sur le quotidien, et de tous et toutes nous préparer un avenir plus serein.

Notre mobilisation témoigne de notre attachement au local, de notre volonté de renforcer nos liens et du pari de l’intelligence collective pour que, tous et toutes, nous puissions Bien vivre à Montluel.

Troc de graines du SEL Côtière

Deux trocs de graines ont été soutenus par le SEL Bressan (Système d’échange local) et la Grainothèque installée à la MJC. Ces moments ont été animés par des bénévoles le vendredi 26 février, en même temps que la distribution des paniers de l’AMAP de Montluel (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) et le samedi 27 février, en même temps que le Réparathon d’Artilab, rendez-vous mensuel proposé par le Fablab de la Côtière dédié à la réparation des objets.

En amont, des ateliers de recherche et d’ensachage de graines avaient eu lieu afin de proposer des graines potagères locales et bios issus de dons, à toute personne voulant faire un jardin, et de troquer telles graines contre telles autres en fonction des besoins de chacun.e.

Si les visiteurs-ses n’ont pas de graines à apporter, ils-elles peuvent en prendre quand même et l’année suivante en redonner. Le but étant de créer du lien entre toutes les personnes qui jardinent et de partager cette précieuse denrée.

Le but de ces rencontres était également de présenter la BLE (Bourse Locale d’Echanges) issue du SEL Bressan et de lancer l’antenne locale du SEL sur le territoire de la Côtière, de Miribel à Meximieux.

Le SEL permet à ses adhérents d’échanger des biens et des services (coups de main pour du bricolage, des dépannages, prêts de matériel peu utilisé) et des savoir-faire (transmissions d’expériences, de connaissances, de techniques) en dehors du système monétaire. L’unité d’échange du SEL est « le grain de maïs » (une heure de travail = 60 grains).

Nadine, Marie-Noëlle et Marion, à l’initiative de cette nouvelle édition du troc de graines

Un nouveau troc de graines est prévu samedi 20 mars à partir de 14h30 à Sainte-Croix. A cette occasion, des bénévoles de Comm’Une Sereine ont concocté deux jeux de piste avec deux parcours pédestres au départ de la halle de Sainte-Croix. Le premier, d’une durée de 1 heure pour 1 km de marche, vous fera découvrir les particularités urbanistiques et patrimoniales du « cœur de village ». Avec le second, d’une durée de 2 heures pour 5 km de marche, vous découvrirez le plateau Est de la commune, avec ses aspects ruraux et son histoire plus ancienne…

Pour plus d’informations sur les trocs de graines et le SEL Côtière, vous pouvez écrire un mail à l’adresse suivante bienvivreamontluel@gmail.fr

Notre avis sur la démocratie locale

A l’occasion du conseil municipal du 24 février dernier, les élu.e.s de Bien vivre à Montluel ont alerté sur le manque de débats au sein du nouveau conseil municipal et l’absence d’information transparente auprès des Montluistes.

Il est annoncé par le Maire que le compte rendu du dernier conseil datant de novembre 2020 n’est toujours pas validé et donc n’est toujours pas affiché ou mis en ligne. Par ailleurs, il est refusé aux élu.e.s de notre groupe de s’asseoir à proximité les un.e.s des autres lors du conseil.

Monsieur le Maire,

Il y a bien une forme de légèreté dans votre manière de conduire la démocratie locale.

Plus de trois mois pour réunir le conseil municipal, et pendant ces trois mois, il n’a pas été possible de rédiger le compte rendu du dernier conseil !!!

Il avait déjà fallu attendre quatre mois et demi pour que se tienne le précédent.

Vous tenez absolument à nous faire penser que la Marianne d’Or est un vieux morceau de ferraille rouillée récupérée à la déchetterie sur lequel vous passez régulièrement une couche de peinture dorée qui s’écaille aussi vite qu’elle a été appliquée !

Lorsque, en entrant dans la salle, […] m’a demandé si tout allait bien, je lui ai répondu que « Ça irait bien mieux si nous étions considéré.e.s ! »

De nombreuses mairies programment leurs conseils longtemps à l’avance, à dates fixes, tout comme le fait la 3CM ; et comme ce fut le cas, avec constance entre 2008 et 2014. Il a bien une mauvaise foi et un mépris appuyé des élu.e.s minoritaires dans votre attitude à notre égard, en refusant cela.

Surtout, qu’avec constance, vous nous ignorez superbement entre deux réunions de notre instance. Aucune information, aucune sollicitation, absolument aucune considération. Le néant ! Nous n’existons pas ! Le Mépris !

Même lors des rares (!) conseils municipaux, nous ne sommes pas autorisé.e.s (bien évidemment avec respect des gestes barrières) à nous regrouper, entre élu.e.s Bien vivre à Montluel.

Le Président de la République, en avril dernier suggérait que le monde devait changer, que nous devions changer, que lui-même devait changer.

Ce n’est pour le moment que de vaine paroles, mais l’idée était très juste. Quand allez-vous vous appliquez cette vérité d’évidence ?

Jean-Claude PÉRON – Bien vivre à Montluel