Dernier conseil municipal interrompu : des questions des élu.e.s Bien vivre à Montluel qui fâchent ?

Le 8 mars dernier, Madame la Maire de Montluel a pris la responsabilité de mettre fin au dernier conseil municipal avant que les questions de notre groupe aient pu recevoir une réponse. Cette décision a été prise sous prétexte qu’une personne du public filmait le conseil à l’aide de son portable.

Il se trouve que l’enregistrement des débats en conseil municipal est autorisé.

En effet, les élus membres de l’assemblée ne peuvent pas s’opposer à cet enregistrement, qu’il soit audio ou également visuel, dans la mesure où l’article L2121-18 du code général des collectivités territoriales pose le principe de publicité des séances de conseil municipal.

En conséquence, nous avons demandé à ce que le futur procès-verbal de séance du conseil du 8 mars soit complété des 3 questions des élu.e.s Bien Vivre à Montluel et des réponses que Mme la Maire avait prévues de formuler verbalement.

Pour l’information de toutes et tous, nous rappelons les 3 questions posées par écrit par le groupe Bien vivre à Montluel et communiquées avant le conseil du 8 mars.

Harcèlement & Discrimination à la mairie de Montluel

Madame la Maire, en cette période de débat d’orientation budgétaire, il est important de rappeler que ces orientations et ce budget ne pourront se concrétiser sans le travail et le sens du service public des femmes et des hommes employé.e.s par la ville.

Nous avons rappelé à plusieurs occasions à quel point, il nous importait que toutes et tous les employé.e.s de la ville soient traité.e.s avec égards et dignité.

Deux nouvelles plaintes ont récemment été déposées d’une part pour harcèlement moral et pour actes d’homophobie et de transphobie, nous le savons, avec leurs lots de préjudices irréversibles pour leurs présumées victimes.

Madame Fabiano, en tant que Maire de Montluel, vous avez dorénavant la responsabilité du dialogue social, de la sécurité et de la protection de la santé des agents municipaux. Quelle est votre prise en charge des présumées victimes ayant déposé plainte en termes de protection, d’enquête interne devant être réalisée de manière impartiale par les ressources humaines ou par un cabinet spécialisé ?

Entrée de ville Faubourg de Lyon

Vous avez réalisé un aménagement de l’entrée de ville Faubourg de Lyon en 2022. Plusieurs Montluistes nous ont remonté que la sécurité routière reste un point de tension en entrée de ville.

Il reste compliqué et dangereux de manœuvrer pour les riverains dans cette zone.  

Nous reformulons, de plus, notre demande que soit tracée une piste cyclable sur cette entrée en prolongement de celle de La Boisse et rappelons que la piste actuelle et alternative, chemin de la Maladière n’est quasiment plus visible et gagnerait à se placer à droite en venant du centre-ville.

Nous vous proposons également que des signalisations (miroirs) soient installées aux endroits adéquats.

Politique de la ville

Lors du dernier conseil municipal, nous avons approuvé la modification de l’article 5-3 des statuts de la Communauté de communes de la Côtière à Montluel, afin de pouvoir doter notre commune de la compétence « politique de la ville ».

En séance, nous avions questionné Madame le Maire sur les actions qui étaient envisagées dans le cadre de cette compétence ; cette nouvelle responsabilité étant très récente, il nous fut répondu qu’aucun projet n’était défini, ce qui était parfaitement entendable.

Trois mois s’étant écoulés depuis, nous souhaitons savoir ce qui est maintenant en perspective, notamment : 

ce qui va être mis en place pour régler positivement la demande de terrain du FCM ;

si un ou plusieurs éducateur(s)-éducatrices(s) dédié.e.(s) à l’animation et la sécurité (sérénité) pourraient être recruté.e.s pour prévenir, anticiper les mauvaises relations de voisinage et autres mal-vivres tel que l’événement qui s’est produit le 2 mars allée des Muguets ; en lien éventuellement avec le bailleur social ;

– et, le QPV (Quartier Politique de la Ville) la Maladière ayant des liens importants avec le quartier des Peupliers, si la « politique de la ville » pourra s’étendre, sur le plan de l’animation-sécurité, dans ce dernier quartier afin de construire une politique de la jeunesse favorisant l’engagement et l’émancipation des jeunes en coopération avec tous les acteurs et agir pour éviter les dérives qu’on observe depuis trop longtemps ;

un PEDT (Plan Éducatif Territorial) est-il en phase de concertation ?

l’organisation du Point info jeune intègre-t-il spécifiquement les jeunes du QPV ?

les enfants et jeunes du QPV dont les parents en font la demande sont-ils.elles tou.t.e.s accueilli.e.s au centre de loisirs et le seront-ils.elles à l’avenir ?

– une classe a été supprimée à l’école St Exupéry. Les élèves de 2 ans ne pourront plus être accueilli.e.s  Nous estimons qu’il est nécessaire de demander à la Direction Académique des Services de l’Éducation nationale l’ouverture d’une classe passerelle dans le cadre de la « politique de la ville ».

Le thème de la sécurité des personnes au cœur des débats du conseil municipal du 29 septembre 2022

Un début de séance qui montre l’état d’esprit de la nouvelle maire de Montluel

Hier soir avait lieu un conseil municipal plutôt « intimiste » puisque les journalistes n’avaient pas tous été conviés ni les Montluistes particulièrement informés de sa tenue.

Voici un résumé des principaux échanges.

Jean-Claude PERON, en tant qu’élu Bien vivre à Montluel a souhaité démarrer par un mot introductif à l’attention de la nouvelle maire de Montluel afin d’engager une démarche plus collaborative au sein du conseil :

« Nous avons bien pris acte qu’un changement de maire est effectif sur notre commune et nous ne vous cachons pas que ce n’est pas une mauvaise nouvelle pour les élu.e.s Bien Vivre à Montluel et pour le collectif qui les soutient.
Nos attentes sont fortes à votre égard, madame la maire, tant le manque de considération pour nous a été marqué tout au long des deux ans et demi de la mandature, par votre prédécesseur. Aussi espérons-nous que les tensions qui ont pu naître lors de certains conseils municipaux ne seront plus qu’un (mauvais) souvenir
.
Une des premières considérations dont nous souhaitons la mise en place rapide est la définition d’un calendrier des conseils comme cela a lieu dans bien des communes ou intercommunalités.

Ecoutez votre opposition et dialoguez avec elle, y compris en-dehors des conseils. C’est un bon moyen d’éviter des crispations inutiles. »

Jean-Claude PERON lors du conseil municipal du 29 septembre 2022

Madame la maire n’a souhaité faire aucun commentaire …. mais sa réponse est finalement arrivée dès le premier point à l’ordre du jour en refusant de tenir compte de la demande de rectifications formulée par les élus Bien vivre à Montluel concernant le procès-verbal de la séance du conseil du 27 juin 2022.

Un PV de conseil municipal de juin tronqué qui ne reflète pas la teneur des débats

Amara BOUDIB a rappelé que les PV des séances du conseil municipal se devaient de retranscrire la teneur des débats sans propos tronqués partiellement ou modifiant l’esprit des débats comme le prévoit la réglementation. L’ordonnance n° 2021-1310 du 7 octobre 2021 portant réforme des règles de publicité des actes pris par les collectivités territoriales et leurs groupements a d’ailleurs récemment renforcé la transparence des actes administratifs (dont les PV de conseils municipaux).

Madame la maire a répondu que cette ordonnance était entrée en vigueur en juillet, soit quelques jours après le conseil du 27 juin. Ce n’est vraiment pas chance ! Vive la transparence et l’honnêteté intellectuelle.

Et pourquoi croyez-vous que les demandes de modifications du procès-verbal du conseil de juin ont-elles été refusées ? Et bien tout simplement parce que la majorité ne souhaitait pas retranscrire la véritable teneur des débats en supprimant certains propos ou en déformant d’autres.

En voici quelques extraits :

Concernant l’annonce d’un projet de transformation dans l’enceinte du château des Pisenti en centre-ville avec d’une part un projet de parc municipal et de l’autre un projet immobilier avec des logements et des places de stationnement…

Une version réductrice des propos tenus par nos élus :

A la place de « Madame MONDY explique qu’elle ne discutera pas du bienfondé de cette opération et qu’elle considère que ce dossier n’est sûrement que du pipeau », la véritable teneur des propos est la suivante : « Madame MONDY regrette une nouvelle fois l’absence de travail en commission et explique qu’elle ne discutera pas sur la base d’images présentées comme non contractuelles pour évaluer le bien-fondé de cette opération. Elle ajoute espérer que le fonctionnement sera différent avec le prochain maire. Elle considère que sans plus d’information, ces images sont du pipeau. »

Des interventions des élus d’opposition carrément absentes du PV et pour cause ! Elles montrent les propos mensongers du maire et l’opacité autour du projet.

Monsieur PERON interroge pour savoir si des arbres seront coupés dans le parc pour ce projet. Monsieur le maire répond qu’il n’est pas prévu de couper des arbres. Il évoque le cas d’un arbre récemment tombé ainsi que des travaux aux Peupliers où un arbre a été coupé. Il ajoute qu’un panneau a été affiché car la commune s’engage à replanter trois arbres. [A noter que le panneau évoqué par le Maire en séance n’a jamais existé comme nous vous le racontions précédemment ici : https://bienvivreamontluel.fr/que-de-mensonges-pour-le-dernier-conseil-municipal-de-romain-daubie-en-tant-que-maire-de-montluel ]

Monsieur BOUDIB interroge Monsieur le maire sur l’absence de réunion de la commission urbanisme et l’opacité autour de ce projet d’importance. Monsieur le Maire répond que la commission est facultative et qu’il n’y a pas d’obligation de la réunir.

Notre question sur la politique de la ville et la fusillade aux Peupliers par Jean-Claude PERON, élu Bien vivre à Montluel

« Un événement grave est survenu à Montluel le mercredi 31 août dernier dans le quartier des Peupliers. Des coups de feu ont été tirés, faisant un blessé (source presse locale et témoignages d’habitants). Déjà en juillet 2020, une altercation dans le quartier de la Maladière avait conduit à des menaces par une personne armée d’un fusil à pompe. Ces éléments d’une importante gravité ont créé une grande inquiétude chez les riverains de ces quartiers ; les élu.e.s et les membres de notre collectif Bien Vivre à Montluel partagent la même anxiété face à cette actualité.

Le quartier de la Maladière est un quartier prioritaire depuis de nombreuses années, et le quartier des Peupliers devrait selon nous faire partie du dispositif. Car si la répression des délits est nécessaire, les élu.e.s Bien Vivre à Montluel  constatent une carence dans la prévention de la délinquance à Montluel.

Montluel bénéficie normalement du dispositif Quartier Politique de la Ville et des moyens qui y sont associés. Néanmoins, la Communauté de communes a refusé il y a maintenant deux ans de renouveler le contrat de ville. À notre grand regret, et au détriment des habitants, le dispositif et ses moyens ne sont donc plus mis en œuvre depuis octobre 2020. Facteur de lien social, les actions menées dans le cadre de la politique de la ville ne peuvent qu’être bénéfiques pour l’ensemble des habitant.e.s de la commune, de l’intercommunalité, voire au-delà.

Il est ainsi fort regrettable que le maire de Montluel n’ait pas souhaité prendre à bras le corps les possibilités offertes par ce dispositif.

Pourtant, le tissu associatif de Montluel est bien présent et pourrait jouer un rôle non négligeable dans la prévention de la délinquance ; il existe notamment un réseau (Réseau Serein.e et Solidaire, RSS) qui œuvre dans ce sens, mais qui n’est pas reconnu depuis sa création par l’autorité municipale, alors que la 3CM et la DDCS encouragent cette entité. La MJC intercommunautaire, dynamique et implantée sur le territoire montluiste est, quant à elle, un appui important pour faciliter la mise en œuvre d’actions concertées sur le territoire.

Un CISPD a été recréé cette année et peut œuvrer à prévenir la délinquance et à retisser du lien social. L’Éducation nationale pourrait également contribuer plus largement à des actions éducatives concertées, les 4 écoles et le collège de Montluel ainsi que le lycée de La Boisse étant membres du RSS. Enfin, un tiers-lieu vient de se constituer, précisément dans le quartier des Peupliers, gage d’une volonté de lien social renforcé au plus près des habitant.e.s. Les atouts ne manquent donc pas pour fédérer les énergies sur l’ensemble du territoire communautaire.

Malgré cela, la situation est bloquée et nous sommes inquiets pour l’avenir de notre ville.

Madame la maire, maintenant que vous avez la responsabilité de la bonne marche de notre ville, comment comptez-vous assurer la remise en marche de la politique de la ville qui fait tant défaut à notre commune depuis deux ans ? « 

Madame la maire a rappelé d’une part que c’est l’État qui définit les quartiers prioritaires et que d’autre part, une réunion institutionnelle est prévue prochainement entre la commune, la préfecture, le bailleur social et la gendarmerie, à laquelle les associations ne sont pas conviées.

Relancée sur la politique de la ville, la maire a précisé essayer de trouver un terrain d’entente avec la 3CM sans pour autant souhaiter que la commune reprenne la compétence sur ce sujet.

Amara BOUDIB fait le constat que malgré la hausse du budget relatif à la police municipale ou à la vidéosurveillance les résultats ne sont pas là. Et de demander en tant que locataire associatif au sein de la tour des Peupliers à ce que madame la maire assure la sécurité des habitants. Il interroge sur l’opportunité d’avoir des policiers municipaux présents pendant les conseils municipaux plutôt que d’avoir plus de présence policière là où les habitants en ont le besoin, car il aurait pu avoir un mort ce soir-là aux Peupliers.

Monsieur SARIKAYA invite les élus Bien vivre à Montluel à aller voir la 3CM pour leur demander de rendre des comptes concernant l’utilisation des financements destinés à la politique de la ville.

Madame GARNIER observe que le reproche fait à la vidéosurveillance ne serait pas factuel car cette dernière aurait permis de résoudre 90% des enquêtes et répondre aux problèmes rencontrés.

Amara BOUDIB ne conteste pas que la vidéosurveillance puisse résoudre des cas de vols de voiture ou de bris de glace mais observe que malgré la hausse de ces budgets, le trafic de drogues continue en bas de la Tour et que la politique menée depuis dix ans est un échec pour les honnêtes gens qui habitent aux Peupliers qui s’inquiètent pour leurs enfants.

La maire conclut en précisant que les discussions n’ont pas encore abouties mais que tout le monde va se remettre autour de la table et qu’elle reçoit tous les jours des demandes de familles qui veulent quitter le quartier.

Notre question sur les cas d’effondrements de plusieurs logements par Amara BOUDIB, élu Bien vivre à Montluel

 » Si le centre-ville tend à se restaurer avec l’installation et la rénovation de nombreux habitats, nous avons constatés depuis 2014, un nombre inquiétant d’effondrements dans le quartier du centre-ville entrainant des situations dramatiques pour les habitants qui pour la plupart ne sont pas responsables directement des dégâts occasionnés : ancien hospice en 2015, immeuble de la place des tilleuls 2021 et puis ce mois-ci l’immeuble de la grande rue.

En tant qu’officier de police judiciaire, vous avez le pouvoir d’ordonner par arrêté les mesures indispensables faisant cesser ce danger mais quid de la prévention des risques ? 

Ma question multiple est la suivante :

  • Comment vont les habitants se reloger et dans quelles situations sont-ils ?
  • Faut-il revoir le parc de logement d’urgence de la ville ? Il nous semble que le dernier logement acquis l’a été avant 2014.
  • Avez-vous pensé à un véritable plan de prévention, en concertation avec vos techniciens et les propriétaires, ciblant les logements occupés ou non, notamment concernant les toitures vétustes pour empêcher de prochains malheurs ? « 

Après avoir rappelé le pouvoir de police spéciale du maire en matière d’habitat, madame la maire a précisé que la mairie avait relogé deux locataires aux frais de la mairie le week-end ayant suivi les faits et être en contact avec tous les occupants.

Elle a ajouté que le logement d’urgence était utilisé pour accueillir des femmes et enfants suite à des violences intra-familiales, que celui-ci est actuellement occupé et qu’une famille est déjà sur liste d’attente. Elle estime qu’il n’est pas possible d’avoir des logements en nombre suffisant pour ce type de circonstances. Amara BOUDIB note que c’est son choix.

La maire, remettant en cause le bien-fondé des questions posées et argüant de l’impossibilité de contrôler les logements privés, Amara BOUDIB préfère couper court à l’échange qui visait à réfléchir à des actions de prévention auprès des propriétaires des logements, notamment pour mieux entretenir leurs logements en centre-ville et prévenir la survenance de nouveaux drames à l’avenir.

Notre question sur l’extinction nocturne de l’éclairage public et les économies d’énergie par Nathalie MONDY, élue Bien vivre à Montluel, représentée par Jean-Claude PERON

 » Dans le contexte de la crise énergique actuelle, nous aimerions rediscuter avec vous de la possibilité de réduire voire d’éteindre l’éclairage nocturne. Vous avez toujours refusé d’envisager cette possibilité, or compte tenu de la nécessité de faire des économies d’énergie et de l’impact avéré de cette pollution lumineuse sur la biodiversité mais aussi sur la santé humaine, il nous semble important de reconsidérer cette décision. Une telle mesure doit s’anticiper car cela nécessite à la fois des aménagements techniques à mettre au budget et de la concertation avec les habitants.

Pouvons-nous envisager un débat instructif et serein en conseil et des décisions concrètes autour de cette problématique ? « 

Un élu de la majorité a précisé qu’une étude était en cours avec le SIEA comme évoqué lors d’un conseil précédent. Une commission environnement devrait aborder ce sujet courant octobre.

Autres questions de nos élus à l’occasion des points à l’ordre jour

Lors du point annonçant l’extension du cimetière de Cordieux, Jean-Claude PERON a interrogé sur la réflexion de la municipalité au sujet de la demande d’un carré musulman formulées par les musulmans habitant la commune. Madame la maire a répondu que ce sujet n’était toujours pas à l’ordre du jour.

A la demande de clarification d’Amara BOUDIB sur la décision de modification comptable d’un montant de 750 000 euros, Madame Tost a précisé que le jeu d’écritures comptables visait à tenir compte du retard dans le projet immobilier du nouveau centre social, nécessitant de continuer le financement démarré en 2022 pour les années 2023 et 2024.

Que de mensonges pour le dernier conseil municipal de Romain Daubié en tant que maire de Montluel !

Pour son dernier conseil municipal en tant que maire de Montluel, le 7 juillet dernier, Romain Daubié, a montré une nouvelle fois qu’on pouvait raconter des mensonges, dès lors qu’on les dit avec aplomb et que le « rôle de police » dont dispose le maire en conseil permet d’avoir toujours le dernier mot… même si celui-ci est faux.

Alors qu’une modification de la taxe d’occupation du domaine public mise en place par la majorité en décembre 2021 fait polémique depuis plusieurs mois auprès de tous les maires des communes environnantes et de la 3CM, au risque de retarder les travaux de rénovation des réseaux d’eau de Montluel, Romain Daubié n’hésite pas à dire en conseil municipal qu’il n’y a pas de sujet, tout en prétextant qu’il s’agit d’une délibération datant de 2013 (sous-entendu du maire qui l’a précédé). Or c’est faux, tout faux, archi faux ! Pourquoi alors aurait-il fallu une délibération en décembre dernier si son prédécesseur avait déjà fait le travail en 2013 ? Tout simplement parce que la délibération de décembre reprenait une délibération du 9 novembre 2015, validée sous le premier mandat de Romain Daubié, laquelle a été modifée en décembre pour ajouter des tarifications relatives aux bases de vie, aux sanitaires et aux bennes, contrairement à ce que Romain Daubié a affirmé dans un communiqué de presse paru le 9 avril dernier – voir lien plus bas (*).

On vous l’a fait courte. Avant il s’agissait de taxer les occupations précaires du domaine public notamment dans le cas des chantiers pour éviter d’encombrer indûment l’espace public lorsque le délai du chantier était dépassé. La délibération de décembre 2021 (**) a ajouté à la délibération de 2015 des compléments tarifaires relatifs à l’installation de bases de vie et/ou de toilettes (3,20€/m2/jour) et d’une benne (150€/jour) ; ce qui fait qu’à présent une taxe s’applique lorsque que vous installez une benne ou un Algeco (la « base de vie »), là où les travailleurs peuvent se reposer, déjeuner, aller aux toilettes pendant le chantier, et cela dès le 1ier jour. Les tarifs applicables sont d’ailleurs accessibles sur le site de la mairie de Montluel ici : https://www.ville-montluel.fr/spip.php?action=acceder_document&arg=20516&cle=a6aad6a3c9d3e7320af62d7ea4a2198b76217834&file=pdf%2Ftarifs_occupation_domaine_public.pdf et là (***).

Une première facture de 108 000 euros suite à ce surcoût (soit 10% du montant des travaux) a été envoyée à l’entreprise chargée de faire des travaux pour renouveler les canalisations d’eau potable de Montluel, qui vous le savez peut-être, perdent 55 % de l’eau avant même d’arriver à votre robinet, soit le pire rendement des communes de la 3CM. Pourquoi ? Romain Daubié n’a pas fait de travaux sur les réseaux d’eau vétustes pendant son 1ier mandat (2015-2020) pour attendre que la 3CM reprenne la compétence sur l’eau fin 2020, et ainsi éviter d’envoyer sous sa responsabilité des factures salées aux Montluistes en pleines élections municipales. On vous racontait cela ici : https://bienvivreamontluel.fr/communique-de-presse-2

A présent que la 3CM est en charge de réaliser ces travaux pour le compte de Montluel, c’est donc la communauté de communes, soit l’argent public des communes de la 3CM qui finance les travaux de Montluel. C’était donc plutôt gonflé que le maire de Montluel estime opportun d’ajouter un surcoût lié à l’occupation du domaine public alors que ces énormes chantiers (tous les quartiers sont concernés ou presque) devaient démarrer pour s’étaler sur de nombreux mois voire années, sous peine que l’Agence de l’eau n’applique des pénalités pour mauvaise gestion de l’eau. Face au scandale et à la suspension des travaux par l’entreprise à l’approche des élections législatives, Romain Daubié a négocié directement avec l’entreprise concernée pour annuler la facture et permettre la reprise des travaux, tout en refusant de s’engager pour l’avenir en modifiant la délibération, comme demandé par plusieurs élus de communes voisines lors du conseil intercommunal de juin et par les élus Bien vivre à Montluel dans la foulée par courrier adressé au maire de Montluel : https://bienvivreamontluel.fr/le-maire-de-montuel-interpelle-en-conseil-communautaire-3cm-la-goutte-de-trop

En effet, dès lors que la délibération n’est pas modifiée, il pèse le risque qu’à tout moment la mairie de Montluel applique cette surtaxe comme elle le souhaite : c’est « le fait du prince » dénoncé par notre élue Nathalie Mondy lors du conseil 3CM de juillet : https://bienvivreamontluel.fr/le-maire-aimerait-bien-se-faire-pardonner

Cette insécurité juridique rend tout nouvel appel d’offre de la 3CM délicat pour la poursuite du programme de rénovation, dans la mesure où les entreprises ne voudront pas prendre le risque d’avoir à assumer une taxe aléatoire, à moins de la répercuter sur la 3CM comme le craignent les élus voisins, alors même que les chantiers prévus à Montluel représentent à eux seuls 5 millions d’euros sur les 19 millions d’investissements prévus sur les réseaux d’eau de l’intercommunalité (800 000 euros rien qu’en 2022). Ce qui pourrait conduire à des hausses de la facture d’eau pour tous les habitants, pour le bénéfice du budget municipal de Montluel. En langage économique, on appelle cela une taxe indirecte, alors que Romain Daubié se targue de ne pas avoir augmenté les taxes directes depuis son arrivée à la mairie de Montluel depuis 2012. Ironique non ?

Tout comme il n’a pas répondu aux courriers des élus des communes voisines https://bienvivreamontluel.fr/la-profession-de-fois-mensongere-par-romain-daubie-lelu-de-la-peur-face-a-lelue-de-lespoir-lumir-lapray ou à celui des élus Bien vivre à Montluel, Romain Daubié a cette fois-ci balayé d’un revers de main la demande de l’élue Nathalie Mondy en conseil municipal de corriger la délibération de décembre, pour exclure a minima les travaux d’intérêt public, sans aucune discussion de fond. Circulez, il n’y a rien à voir ! Bien au contraire on y voit une simple posture politicienne qui vise à détourner les yeux de l’erreur originelle. Or ce péché d’orgueil risque malheureusement d’être préjudiciable aux Montluistes, avec des factures d’eau qui augmentent et des retards sur les travaux indispensables sur un réseau de canalisations dans un état lamentable au moment même où on demande à tout le monde d’économiser l’eau en ces temps de sécheresse !

Alors voici un autre mensonge dit avec aplomb lors de ce même « dernier » conseil …

Après que l’élu de Bien vivre à Montluel Jean-Claude Péron interroge le député fraîchement élu pour savoir s’il a bénéficié de la formation expresse sur le changement climatique proposée par plusieurs associations lors de la rentrée législative à l’Assemblée nationale, il l’interpelle au sujet de l’abattage d’un arbre (en bonne santé) dans le quartier des Peupliers, au lendemain de son élection, pour y construire deux nouvelles places de parking. Vous savez le quartier à côté de la Tour qui compte des dizaines de places de parking et qui parfois le samedi soir est un peu plein alors que le reste du temps il y a de la place à moins de 100 mètres des habitations. Une décision à l’opposé des actions que devrait mener la commune pour s’adapter aux conséquences du changement climatique.

Et bien Romain Daubié, sans rire, explique à l’assistance qu’un panneau a été posé sur l’arbre pour indiquer qu’il serait remplacé par trois autres arbres. Notons que des jeunes arbres tarderons de nombreuses années avant d’avoir le pouvoir de rafraichissement et d’absorption du CO2 et des particules de pollution d’un arbre ancien et en bonne santé. Or ce panneau personne ne l’a jamais vu, ni les jours précédant la coupe (« ça aurait été gênant en pleine campagne électorale et au début de la vague de chaleur ! »), ni lors des deux jours de préparation et de coupe de l’arbre (cf. nos photos ici : https://bienvivreamontluel.fr/comment-la-mairie-de-montluel-gere-la-crise-climatique-surrealiste). Ah mince ! Romain Daubié devait probablement confondre avec les arbres qui ont été coupés à proximité du stade à la suite de vents violents qui avaient rendu la zone dangereuse.

A côté du stade comme aux Peupliers, on attend toujours que les nouveaux arbres soient plantés… On vous croit sur parole !

Vivement le changement…

L’histoire ne dit pas si Romain Daubié a suivi la formation pour les députés sur le changement climatique, mais on a une petite idée à ce sujet. Qu’en pensez-vous ?

Si vous souhaitez nous contacter pour partager vos retours ou vos questions, écrivez-nous à l’adresse bienvivreamontluel@gmail.com

Pour aller plus loin, les sources :

(*) Courrier de la 3CM aux habitants de la ville haute de Montluel alertant sur l’arrêt des travaux de rénovation des réseaux d’eau – avril 2022

(*) Communiqué de la mairie de Montluel du 9 avril 2022 à la suite de la polémique ayant suivi la mise en application de la délibération municipale du 15 décembre 2022

(**) La délibération n°2021-12-15-006 validée lors du conseil municipal du 15 décembre 2021 qui modifie la délibération du 9 novembre 2015 :

(**) La délibération n°2015-11-09-081 validée lors du conseil municipal du 9 novembre 2015 :

(***) Tarifs d’occupation du domaine public en vigueur depuis janvier 2022 (source site internet de la mairie de Montuel) :

Pourquoi Romain Daubié cache-t-il sa visite à la mosquée en pleine campagne ?

Romain Daubié en campagne électorale, ne manque pas de nous informer de sa présence sur le terrain … On s’étonne alors que Monsieur le Maire, dans sa rétrospective du samedi 11 juin, ne cite pas sa visite à l’occasion des portes ouvertes de la mosquée de Montluel. Aurait-il peur de déplaire à une partie de son électorat ?

Pourtant il était bien présent, tout comme la candidate Lumir Lapray et de nos nombreux élus et acteurs engagés du territoire de la commune. Alors pourquoi l’ignorer dans son bilan de la journée ?

Après la visite de la mosquée par les deux candidats aux législatives Lumir Lapray et Romain Daubié, à l’occasion des portes ouvertes organisées par l’Association musulmane de Montluel.

La nouvelle Gazette de Bien vivre à Montluel est arrivée … dans les boîtes aux lettres des montluistes !

Vous y trouverez l’actualité – A LIRE DE TOUTE URGENCE

Nous ne voulons pas d’un élu qui refuse toute démocratie locale, qui discrimine des associations, qui ne respecte pas les décisions de justice, qui tolère des comportements irrespectueux envers ses équipes, qui ne joue pas collectif avec les territoires voisins, qui abandonne la politique de la ville, qui maltraite la culture et la nature, au détriment de l’intérêt général.

A la une l’alerte sur le harcèlement à la mairie et le départ des agents : management par la peur, dénigrement, décisions contraires à l’intérêt général, tolérance d’actes d’homophobie ; deux nouveaux départs s’ajoutent à la longue liste des agents méritants… épuisés par ce fonctionnement !

L’édito explique que le maire veut faire payer à la communauté de communes des frais exorbitants (100k€ !) alors que la 3CM doit réaliser de nombreux travaux sur les réseaux d’eau de Montluel, longtemps négligés par la mairie :

Le grand dossier sur les nombreux conflits entre le maire de Montluel et la 3CM : abandon du contrat de ville en faveur des quartiers prioritaires, mauvaise gestion de l’eau avec 60% de l’eau perdue dans la nature

La représentation des élu.e.s BVM en conseils municipaux avec une analyse du budget voté par la majorité : un manque d’ambition des investissements, des projets mal gérés qui sont reportés (aménagement pour les personnes à mobilité réduite ou végétalisation de la cour Daudet), des parcelles communales cédées à des promoteurs immobiliers sans transparence

Les associations maltraitées avec la disparition de locaux sur le site du projet avenue de la gare, le FC Montluel toujours discriminé pour l’accès au stade

Le non-respect de l’environnement avec la destruction programmée du parc boisé de Bellevue et le renvoi d’une source souterraine vers les eaux usées  

La perte d’agrément du centre social par la CAF qui va conduire à ce que la CAF réduise ses financements suite au manque d’activité prolongé décidé par le maire

Montluel classée G « très défavorable » au palmarès des mobilités douces par le baromètre des villes cyclables de la fédération des usagers du cycle, la FUB

La nécessité de sensibiliser la population en cas de problème à la centrale alors que la majorité actuelle n’a fait aucune action de sensibilisation sur la centrale du Bugey

Le maire de Montuel interpellé en conseil communautaire 3CM : la goutte de trop !

Rappel des faits : lors du dernier conseil communautaire, le président de la 3CM, Philippe Guillot-Vignot a annoncé le blocage des travaux sur les réseaux d’eau de Montluel du fait de l’application d’une délibération de décembre dernier de la commune de Montluel visant à instaurer une redevance pour l’occupation du domaine public, fixée à des montants élevés et s’appliquant à tous les types de travaux, y compris ceux d’intérêt général menés par la communauté de communes visant à rénover le réseau d’eau de la commune de Montluel, dont l’entretien n’a pas été assuré par la commune lorsque celle-ci en avait la compétence (le transfert de compétences a eu en 2020). Ces surcoûts estimés à 108 000 euros sont actuellement un blocage à la réalisation des travaux. Plusieurs maires de la 3CM se sont insurgés contre cette délibération qui vise à alourdir les coûts déjà élevés des travaux dont les frais sont répartis entre les communes alors que le principal bénéficiaire est la commune de Montluel.

C’est la goutte de trop !

Les élus Bien vivre à Montluel demandent au Maire de Montluel de réunir rapidement le conseil municipal afin d’amender cette délibération dans les meilleurs délais et permettre la reprise de ces travaux indispensables, alors que 60% de l’eau de Montluel est perdue dans la nature avant même d’arriver dans nos robinets…. ce qui devrait aboutir à des amendes si les travaux ne sont pas effectués rapidement.

Notre courrier au Maire est à lire ci-dessous !

Les réseaux d’eau de Montluel, un mauvais feuilleton laissé par M. Daubié à la communauté de communes.

Changer les choses, c’est déjà ouvrir les yeux, les oreilles et la bouche !

A chaque fois que nous sommes témoins d’une injustice et que nous n’agissons pas, nous formons notre caractère à s’habituer à la passivité face à elle et ainsi, finalement, nous perdons toute capacité à nous défendre nous-mêmes et ceux que nous aimons

Julian Assange

A présent que tout le monde sait, comment on fait ? Pas encore …. il faut continuer à en parler aux Montluistes, et être solidaires pour lutter contre tous les formes de harcèlement, de discrimination et d’injustice.

Non ! quelques cas de harcèlement, d’absence de respect et de mal-être au travail c’est déjà trop ! On ne le souhaiterait pas pour un.e enfant, un.e conjoint, un.e ami.e ou un.e collègue. On ne le souhaiterait pas pour notre enfant, notre conjoint, notre ami.e ou notre collègue. On ne souhaiterait pas que cela nous arrive à … NOUS !

Tout notre soutien aux employé.e.s municipaux qui ont osé briser l’omerta.

Pour celles et ceux qui auraient encore un doute, on vous invite à relire l’article du Progrès qui alerte sur les dysfonctionnements à la mairie Montluel (harcèlement moral, intimidations, etc.) : https://c.leprogres.fr/politique/2022/03/01/valse-du-personnel-a-la-mairie-des-agents-confient-leur-malaise

Les élus de Bien vivre à Montluel avaient dénoncé le mal-être des agents de notre ville lors du dernier conseil municipal. A relire ici :https://bienvivreamontluel.fr/synthese-du-conseil-municipal-du-9-fevrier-2022

Synthèse du conseil municipal du 9 février 2022

Voici un résumé des principales interventions des élu.e.s Bien vivre à Montluel. Merci aux nombreuses personnes venues assister au conseil municipal !

Concernant le vote relatif aux subventions, nous avons évoqué le cas de l’office municipal de la culture de Montluel, l’OMCM, association qui anime la culture et le théâtre à Montluel depuis 21 ans.  

En 2021, la municipalité a réduit de manière unilatérale la subvention annuelle de 20 K€ (montant inchangé depuis 6 ans) à 7K €, cette réduction étant justifiée par les restrictions sanitaires et la fermeture de lieux de culture. Cette année, de manière tout aussi unilatérale, suite à l’annonce en juillet 2021 de travaux, le Maire a décidé la fermeture du théâtre des Augustins courant 2022 sans solution de repli sur le territoire pour l’OMCM, et choisi de sabrer sa subvention à 10k€.

Pourquoi ne pas tout faire pour trouver une solution en concertation avec les autres communes de la 3CM ? Pourquoi imposer 1 an de fermeture sans détails sur l’organisation et le calendrier des travaux ? Plus généralement, quelle est votre conception de la politique culturelle municipale et les moyens que la majorité municipale souhaite lui consacrer ?

Amara Boudib, élu municipal Bien vivre à Montluel

Concernant le vote du budget 2022, voici les principales interventions des élus Bien vivre à Montluel.

Concernant les investissements, nous récusons l’affirmation du maire selon laquelle ils seraient particulièrement élevés à Montluel !

En effet, la moyenne pour une ville française de notre taille est de 1 016€ par habitant alors qu’à Montluel, elle n’est que de 790€ par habitant, et le fait que les revenus moyens soient plus faibles pour une même strate ne sont pas une explication suffisante.

Le budget 2022 de la majorité n’est pas adapté à la situation d’une ville-centre ; Montluel souffre d’un manque d’attractivité depuis plusieurs années, avec une baisse notable de la population.

Nathalie Mondy, élue municipale Bien vivre à Montluel

Or quels sont les choix d’investissements par la municipalité pour 2022 ?

  • Des investissements pour l’accessibilité aux personnes handicapées (400k€), sont une fois de plus le reflet d’un retard de notre ville à se mettre en conformité avec la loi. Ces mêmes investissements étaient déjà annoncés au budget 2020 et n’ont toujours pas été réalisés ;
  • Un projet de végétalisation de la cour Daudet (déjà programmé pour 2020 et non réalisé) revu à la baisse car la municipalité n’est pas parvenue à défendre le projet et obtenir des subventions. L’équipe enseignante et les parents d’élèves attendent toujours que la commune vienne échanger sur ce projet avec eux !
  • Le choix d’étendre la vidéosurveillance pour 40k annuels, plutôt que de relancer la politique de la ville alors que des subventions en la matière existent et que des actions ciblées et adaptées en partenariat avec les associations seraient possibles, notamment en matière de prévention ;
  • L’investissement de 750k€ concernant l’achat du futur bâtiment qui hébergera le centre social en 2024, alors que les parcelles communales auraient pu être mieux valorisées du fait de l’ampleur du projet immobilier avenue de la Gare. Les élus de l’opposition attendent toujours de pouvoir accéder à l’avis du service des Domaines concernant l’évaluation de la valeur des parcelles cédées et les modalités de choix du promoteur par le Maire (lire plus loin pour approfondir le sujet) ;
  • Un projet d’aménagement du faubourg de Lyon (100k€) qui sera observé de près alors qu’aucune étude n’est programmée dans le budget et que les constructions quartier Bellevue vont aggraver les problématiques de circulation et de stationnement en entrée de ville, ainsi que la difficulté pour les piétons et les cyclistes de circuler en sécurité !

Alors que la mairie ne sait toujours pas où planter les 500 arbres promis lors de la campagne électorale du maire (10k€ programmés en 2022), Bien vivre à Montluel a dénoncé la destruction programmée de plus de 80 arbres et remis à Monsieur le Maire, la pétition qui a été signée par plus de 1500 personnes contre le programme immobilier Bellevue phase 2.

En outre, l’étude sur la gestion des eaux pluviales du projet Bellevue phase 2 montre que la commune a a autorité le promoteur à renvoyer une eau souterraine vers les eaux usées, ce qui va entraîner un surcoût de traitement indu pour tous les habitants de la 3CM et une perte d’eau alors que cette ressource est précieuse !

D’une part, le détournement des sources souterraines dans les réseaux d’assainissement est interdit par le règlement d’assainissement de la 3CM et d’autre part, les débits de fuite enregistrés après travaux seront très supérieurs à ceux mesurées avant travaux. Bien que restant dans la limite fixée par la 3CM, il apparaît que ce projet ne respecte pas le principe de la maîtrise de l’écoulement des eaux pluviales qui doit conduire à ce que les zones d’aménagement restituent un débit de ruissellement égal au débit généré par le terrain naturel (Loi sur l’eau).

Pourquoi ne pas avoir prévu des aménagements pour traiter ces problèmes avec le promoteur à ses frais plutôt qu’aux frais des Montluistes et des autres habitants de la 3CM ?

A lire dans notre article : https://bienvivreamontluel.fr/la-petition-stop-a-la-disparition-programmee-du-parc-bellevue-remise-lors-du-conseil-municipal

Si vous ne savez pas où planter des arbres, commencez déjà par ne pas détruire les derniers poumons de verdure de la ville !

Lors des questions diverses, nous avons alerté sur le mal-être au travail de nombreux agents municipaux.

Nous avons été alertés concernant des dysfonctionnements au sein de la mairie de Montluel, à la fois un mal-être au travail des agents municipaux (manque de respect, infantilisation, absence de communication, décisions contraires au bon fonctionnement du service public, etc.) et une incapacité de l’organisation managériale actuelle à conserver et à faire évoluer des agents de qualité !

En septembre dernier, lors du vote d’une convention avec le centre de gestion de la fonction publique territoriale de l’Ain pour la mise à disposition de personnel, nous avions interrogé sur les postes vacants et la capacité de la direction à attirer et conserver les talents. Le maire nous avait répondu qu’il n’y avait aucun poste vacant. Ce qui est faux comme le montre le budget de la ville.

Or un des révélateurs de ce mal-être au travail est le départ ou l’absence prolongée de 10 agents municipaux en une seule année, qu’il s’agisse de départs et/ou d’arrêts maladie répétés, alors que les agents de la ville ont particulièrement montré leur réactivité et mobilisation lors des deux dernières années de crise sanitaire.

Monsieur le maire, que prévoyez-vous de faire pour stopper l’hémorragie et améliorer le bien-être au travail des agents municipaux en acceptant d’être à l’écoute de leur malaise, de leur besoin de dialogue et de relations hiérarchiques responsables et respectueuses de chacun ?

Il s’agit également que Montluel reste attractive pour des agents expérimentés et des profils qui préparent aux enjeux actuels et futurs d’un aménagement du territoire respectueux de l’environnement, d’une véritable intelligence collective au service de tous les habitants. En tant que responsable de l’organisation au sein de la mairie, que comptez-vous faire ?

Les élus de Bien à vivre expriment à travers cette prise de parole leur soutien aux agents municipaux. 

Pour approfondir :

Communiqué de presse – vidéo du maire

Le collectif citoyen Bien Vivre à Montluel condamne la dernière vidéo postée sur Facebook par Romain Daubié ce 14 septembre, faisant suite à la dégradation d’une boîte à livres située en centre-ville. En effet, elle est condamnable sur le fond comme sur la forme en n’hésitant pas à stigmatiser un enfant, le rendant identifiable en donnant son âge et son prénom.

Il semblerait que les notions de « présomption d’innocence » et surtout de « respect de la vie privée » soient malheureusement étrangères au maire de Montluel, malgré sa qualité d’officier de police judiciaire.

Car, quel est le but de cette vidéo ? Nous avons pu constater qu’elle a créé des tensions entre les habitants, suscité des critiques, allant jusqu’à des réactions de haine envers cet enfant et ses parents sur les réseaux sociaux.

Or personne ne mérite d’être jugé en place publique, et surtout pas un enfant.

Il y a d’un côté l’acte délictueux d’un enfant (le terme délinquant ramène la personne seulement aux actes posés) et de l’autre côté, la réponse des adultes.

L’acte est bel et bien inacceptable et condamnable mais justifie-t-il une telle médiatisation en ne respectant ni l’anonymat, ni la présomption d’innocence, dans la mesure où aucun jugement n’a été rendu à ce jour ?

Face à cette nouvelle vidéo à la ligne éditoriale contestable, notre inquiétude grandit : le vivre ensemble, la citoyenneté, l’éducation, la justice peuvent-ils être réduits à la mise en scène d’une action qui ne fait que traiter les conséquences sans réfléchir aux causes ?

La répression seule ne suffit pas à faire évoluer une personne et encore moins un enfant.  Notre collectif considère au contraire qu‘en matière de sécurité, la prévention, l’éducation et l’accompagnement des jeunes et des familles, sans omettre les sanctions prévues par la loi, sont les meilleurs atouts pour apporter des solutions de long terme, qui ne stigmatisent personne et rassemblent les habitant.e.s.

Tant sur le fond que sur la forme, cette vidéo n’est pas digne d’un élu de la République !

Une nouvelle fois, nous condamnons !

Contact : bienvivreamontluel@gmail.com   

Extrait de l’article du journal Le Progrès du 27 décembre 2020
A retrouver en intégralité sur le site internet https://c.leprogres.fr/insolite/2020/12/26/hausse-des-noyades-dechets-voici-les-flops-de-l-annee-2020

Certaines professions de foi préfèrent attaquer leurs adversaires plutôt que défendre leurs convictions. Heureusement ce n’est pas le cas de la nôtre.