Article 1 : Luttons contre la pauvreté des Montluistes

Depuis l’après-guerre et le développement du travail ouvrier, sociologiquement, la ville de Montluel est une terre d’immigration. C’est un fait et c’est même une richesse.

Malheureusement, le constat est qu’il existe un lien indéniable entre le niveau d’immigration et celui de la pauvreté.

Les statistiques de l’Insee font foi, le niveau de pauvreté de la population de Montluel est le plus important du canton, et sensiblement l’un des plus importants du département.

Pour notre collectif, une politique de soutien active des associations de solidarité est un préalable pour garantir les droits essentiels des populations défavorisées qui s’exposent davantage  aux drames familiaux, aux problèmes de santé, aux difficultés d’insertion professionnelle.

Bien gérées, ces politiques produisent sur plusieurs générations, des histoires d’intégration professionnelle, de réussite scolaire qui font la richesse de notre territoire.

Le maire actuel et son équipe ont réduit drastiquement les subventions allouées à ces  associations en confiant sa gestion au CCAS en toute opacité. 

Élu⋅e⋅s, nous rétablirons le dialogue avec ces associations (Secours Populaire et Catholique / Resto du Coeur…) et ajusterons avec équité notre aide aux associations à caractère social en fonction des besoins des habitants, qu’ils soient électeurs ou résidents étrangers.

Sources statistiques : 

https://www.insee.fr/fr/statistiques/1405599?geo=COM-01262+EPCI-240100610+DEP-01

Article 8 : La démocratie active

Notre mobilisation repose sur l’horizontalité dans la prise de décision pour proclamer la transparence en politique et la participation citoyenne dans le processus de décision. Il s’agit de redonner du pouvoir et du sens aux valeurs que nous partageons et rétablir la confiance dans la vie publique. 

Ainsi, notre collectif prône la participation citoyenne dans le processus de décision et la transparence de la politique municipale dans le respect de l’opposition. Il s’agit de proposer une gouvernance partagée avec plus de participation démocratique locale avec l’organisation d’un cadre pour faciliter les débats sur les différentes orientations et faire émerger des propositions qui soient construites et mises en œuvre avec les citoyens

Au cours des derniers mois, nous sommes allés à la rencontre des habitant.e.s dans les quartiers, avec la mise en place d’une démarche d’ouverture en interrogeant sur « le Montuel dont je rêve » et « ce que je ne veux plus à Montluel », accessible à tous et qui a permis de faire émerger des propositions pouvant mobiliser les électeurs. 

Nous avons aussi planché sur les enjeux de la ville au travers de commissions thématiques « écologie », « écoles », « urbanisme », « transport », « santé et social », « attractivité et services », afin de constituer un socle de propositions et d’objectifs partagés. 

Il s’agira dans l’exercice de la vie municipale de mettre à contribution architectes, experts, urbanistes, économistes, juristes, ingénieurs des transports, spécialistes du traitement des déchets et simples citoyens, en rendant publics les appels d’offres et les appels à contributions. 

Une fois par mois, des rencontres citoyennes permettront de débattre sur les enjeux d’intérêt public et de faire de la pédagogie sur les décisions à prendre et la mise en œuvre des projets.

Au sein du collectif Bien vivre à Montluel, nous faisons le pari de l’intelligence collective avec un rôle d’investigation et d’animation du débat public pour apporter des réponses aux besoins du quotidien et préparer l’avenir.

Pour approfondir sur les processus d’intelligence collective

LES CLEFS DE LA GOUVERNANCE PARTAGÉE

LA GESTION PAR CONSENTEMENT issue de la sociocratie

http://la-cen.org/2019/06/26/tout-le-pouvoir-aux-communes/  Télécharger le livre

Comment fonctionne notre collectif ?

Pour tout comprendre de la méthode de débat démocratique de Bien Vivre à Montluel, savoureux mélange de rencontres avec les habitant.e.s, de séances d’intelligence collective , de partages de retours d’expérience d’autres territoires et … de bonne humeur ! Rendez-vous sur l’onglet du site : LE COLLECTIF / Notre démarche !

Notre collectif incitera les habitant.e.s à travailler dans les commissions et à s’impliquer dans l’avenir de Montluel aux côtés d’élu.e.s engagé.e.s.
La démocratie participative, c’est possible ici et maintenant !

Article 5 : S’inscrire sur les listes électorales, c’est maintenant !

Les 15 et 22 mars prochain, les français et résidents étrangers communautaires, éliront leurs élus municipaux et communautaires.

Les communes et communautés de communes sont des collectivités indispensables au quotidien de leurs habitants. Elles agissent dans les domaines de l’urbanisme, de la voirie, des équipements scolaires, de loisirs, sportifs, de l’aménagement des milieux naturels et aquatiques, des déplacements, de l’économie, du social. Elles peuvent même être actrices de domaines tels que l’agriculture, l’énergie.

Tous ces secteurs sont des leviers d’actions locaux qui peuvent avoir des résonances mondiales.

Notre collectif pense globalement les enjeux climatiques et sociaux, et se veut d’agir localement pour  préparer l’avenir.

Si vous voulez agir, il est important de voter.

Ne pas voter nuit gravement à la démocratie !

Question : faut-il s’inscrire avant le 31 décembre 2019 pour voter aux élections municipales de 2020 ?

Non, la date du 31 décembre n’est plus impérative. Il est désormais possible de s’inscrire sur les listes électorales et de voter la même année. Il faut toutefois respecter une date limite d’inscription. Pour les prochaines élections municipales, il s’agit du 7 février 2020.

Attention : Cette date peut être repoussée dans certaines situations seulement : Français atteignant 18 ans, déménagement, acquisition de la nationalité française, droit de vote recouvré, majeur sous tutelle, …

Plus d’information : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R16396

Quelle place pour les habitant.e.s dans les décisions de la commune ?

Tel était le thème du café-débat sur la démocratie organisé lundi 16 décembre dans un bistrot de la place Carnot.

Introduction :
Animer un débat : Débattre avec une ou plusieurs personnes, voilà qui parfois aujourd’hui peut faire un peu peur. Le mot « débat » est devenu un mot synonyme d’affrontement, alors qu’en fait il ne s’agit que d’une discussion où des points de vue différents s‘expriment. Prendre part à un débat, c’est participer à une discussion où chacun.e est prêt.e à changer d’avis. C’est accepter que notre point de vue va peut-être évoluer.
Afin de permettre l’expression de tous les points de vue, des règles relationnelles sont à respecter.

Nous avons ainsi proposé aux vingt-cinq participants de l’atelier 3 temps distincts d’expression :

  • Parler de l’actuel gouvernement du territoire (45 minutes) :
    Objectif : Proposer aux participants d’échanger sur leurs expériences et ressentis de la gouvernance actuelle
    Echange d’informations sur les pratiques actuelles vs  les obligations légales en matière de conseils municipaux, conseils communautaires, enquêtes publiques, réunions d’information…
    Constat : un manque de consultations et de transparence au long du mandat
  • Nos sources d’inspiration (10 minutes) :
    Objectif : Partage d’information pour création d’une culture commune
    Saillans et La Belle Démocratie : “ Le politique, c’est l’habitant, l’élu, son représentant ! ” Partie du refus de voir s’implanter aux abords du village une supérette (projet validé par l’ancien maire), la mobilisation des habitant.e.s a été le support à la composition d’une liste présente aux élections municipales de 2014. Soucieux de voir le plus grand nombre d’habitant.e.s participer aux décisions de la commune, le groupe a organisé son fonctionnement interne en cercles ouverts à tous.tes les habitant.e.s. Chaque cercle s’empare d’une question, d’un projet, décide ensemble des axes prioritaires, des actions. Ces décisions sont ensuite reportées au cercle central “conseil des sages” qui étudie les propositions et valide les décisions. En sciences humaines et sociales, on parle de “sociocratie” pour décrire cette forme de gouvernement. De nombreuses formes d’animation existent pour permettre ces pratiques :
  • la gestion par consentement (GPC) 
  • l’élection sans candidat
  • le jugement majoritaire
    D’autres municipalités et listes “citoyennes” ont été cités :
    Vandoncourt
    Kingersheim
    Orléans Ensemble
    – …
  • Fixer nos objectifs (50 minutes) :
    Objectif : Démonstration d’une forme d’animation pour une prise de décisions en commun
    Attendu : Co-construction concrète d’un programme
    Les participants ont été invités à fonctionner en World café où chaque table était invitée à “imaginer ce que serait un gouvernement plus démocratique du territoire”.
    Chaque table a l’objectif de ne retenir que 3 propositions essentielles, chacune notée sur un post-it et a désigné un rapporteur. Ce dernier est venu présenté les idées à l’ensemble des participants. Elles ont été affichées et regroupées par propositions similaires :
  • Création de conseils de quartier (par territoire) ou conseils citoyens (par thématique) permettant d’impliquer les habitant.e.s dans les réflexions de la municipalité avant toute prise de décision.
  • Mise en place d’un budget participatif dont l’enveloppe est à définir mais qui serait entièrement géré par les habitant.e.s volontaires et/ou tirés au sort
  • Transparence et ouverture des conseils municipaux et commissions municipales : ouverture systématique aux habitant.e.s avec possible prise de parole, recourt à l’expertise de chacun d’entre eux.elles. Diffusion d’informations claires (traduire en langage courant les informations techniques) par tous les moyens possibles (numérique, papier, presse, crieur.crieuse public…). Montée en compétences grâce à des formations des élu.e.s et des habitant.e.s.
  • Recours au référendum municipal à l’initiative des citoyen.ne.s (modalités à définir)
  • Proposer des activités partagées entre habitant.e.s et élu.e.s autour par exemple d’opération de nettoyage volontaire, d’évènements festifs…

Ces propositions co-construites par les participant.e.s forment aujourd’hui le socle démocratique du collectif Bien vivre à Montluel.