Jour du dépassement #29 juillet 2021

A partir d’aujourd’hui, jeudi 29 juillet, nous vivrons à crédit.

Le « jour du dépassement », qui désigne la date où l’humanité a utilisé autant de ressources biologiques que ce que la Terre peut régénérer en un an, a lieu cette année trois semaines plus tôt qu’en 2020, année marquée par un ralentissement économique mondial en raison de la crise sanitaire.

Le recul enregistré l’année dernière est rattrapé : le jour du dépassement tombe désormais presque à la même date qu’en 2019.

A partir du jeudi 29 juillet, nous consommons plus que ce que la Terre peut générer de ressources en un an.

Et à Montluel ?

Des pertes d’eau potable qui se multiplient en ville, du fait d’un réseau pas entretenu par la commune lors de la dernière mandature avant de passer la compétence à la 3CM.

Gâchis de ressources et des factures d’eau chaque fois plus élevées.

MOBILISONS-NOUS !

A l’approche des vacances, des idées de lecture

PARTIR EN LIVRE, y compris à Montluel !
Partir en livre est une action nationale autour du livre jeunesse.
Cet été les livres sortent de la bibliothèque pour aller à la rencontre des enfants et des jeunes pour leur transmettre le plaisir de lire !
A Montluel, l’équipe de la bibliotèque vous donne RDV les jeudis 8 et 22 juillet de 16h à 19h au parc Jolion, au square de jeux situé rue du faubourg Montbreval.
Venez découvrir des stands de lecture, participer à des ateliers créatifs et autres surprises ! Entrée libre et gratuite.

+ d’infos sur https://www.partir-en-livre.fr

Le prochain rapport du GIEC sortira en février 2022 mais les experts scientifiques sur le climat ont dévoilé des premiers chiffres alarmants :

  • le réchauffement climatique est bien là : la température moyenne mondiale en 2020 a été supérieure d’environ 1,2 °C à sa valeur préindustrielle (1850-1900) et il y a une probabilité à 40 % que la température mondiale annuelle moyenne soit supérieure de 1,5 °C pendant au moins l’une des cinq prochaines années,
  • un réchauffement supérieur à 2 °C signifie la fonte des calottes glaciaires et le risque d’une hausse du niveau de la mer jusqu’à 3 mètres d’ici à 2100. En France, 864 communes seraient menacés par l’impact du réchauffement sur les océans,
  • le réchauffement climatique a déjà conduit à une baisse de 4 à 10 % de la production des principales cultures depuis dix ans. A ce rythme, près de 80 millions de personnes supplémentaires pourraient souffrir de la faim d’ici à 2050 avec un réchauffement global de +2 °C,
  • avec une hausse de +2°C, 130 millions de personnes pourraient tomber dans la pauvreté extrême d’ici à 2030 et 400 millions de personnes seront confrontées à des pénuries d’eau,
  • avec pour autre conséquence les migrations de plus de 140 millions de réfugiés climatiques dans les trente prochaines années dans le monde.

Et contrairement à ce que peuvent dire certains élus locaux, il s’agit bien d’un enjeu local que de veiller à la résilience alimentaire, à l’adaptation au changement climatique, à la solidarité et à l’entraide, à informer sur la qualité de l’eau et de l’alimentation... ici à Montluel, sur la Côtière, dès à présent.

N’hésitez pas à nous écrire pour toute question sur le cadre de vie à Montluel et sur le territoire de la 3CM. Bon été à toutes et tous.

Pourquoi la résilience alimentaire est un enjeu majeur des territoires ?

Échappée de la psychologie, la résilience est aujourd’hui un concept plus large qui définit, pour une personne comme pour un territoire, sa capacité à rebondir malgré les difficultés.

Les tensions vécues dans les commerces alimentaires lors du premier confinement ont prouvé l’importance des chaînes d’approvisionnement dans notre pays. Aujourd’hui à flux tendu, ces chaînes pourraient, pour des raisons d’indisponibilité des carburants ou des poids-lourds comme lors des grèves de 1968, s’interrompre à tout moment, laissant en panique une part importante de la population. Il est généralement admis que deux à trois jours seulement de réserves alimentaires sont présents dans les villes. 

Que faire si l’interruption venait à durer plus longtemps ? 
Cette question qui pourrait avoir un impact fort sur la tranquillité publique a été portée durant longtemps par un homme seul, Stéphane Linou. Ce “locavore” de la première heure (2008) – souvenez-vous en 2012 de l’émission TV “200 kilomètres à la ronde” qui fixait aux familles candidates l’objectif de se nourrir durant une semaine exclusivement dans un rayon proche de leur domicile – a enquêté (*) et montré la situation accablante tant pour les communes, que pour l’Etat. Depuis le gouvernement s’est emparé du concept de résilience pour nommer les opérations militaires liées à la crise sanitaire et porte dans son discours le développement des circuits courts. Quant aux collectivités territoriales qui le souhaitent, elles peuvent intégrer ce risque pour l’anticiper dans le Document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM) ; celui-ci est trop souvent tourné vers les risques sismiques, climatiques ou industriels, alors que la résilience alimentaire et la préservation de la biodiversité sont aujourd’hui des risques majeurs sur l’ensemble des territoires.

Ce positionnement serait un acte politique fort car tendre notre territoire vers la résilience alimentaire oblige à sortir du système actuel pour transformer l’agriculture et l’adapter aux changements climatiques à venir en multipliant les micro-fermes et l’agroforesterie préservant les sols et la biodiversité, en plantant de nouveaux des haies protectrices du vent et de la chaleur. 

La transformation des circuits de distribution est également essentielle afin de réduire les transports et les coûts indirects. Rendre accessible à toutes et tous l’autoproduction en développant des jardins partagés et en remplaçant les cultures d’ornementation par des cultures vivrières sont autant d’idées à développer car tous les leviers liés aux achats des communes (cantines, espaces verts…) sont aujourd’hui à actionner.
(*) Stéphane Linou – “Résilience alimentaire et sécurité nationale”

Et d’un point de vue personnel ?
Diversifier son alimentation et ses sources d’approvisionnement est certainement le conseil majeur à appliquer à soi-même et aux siens. Cela veut dire arrêter d’acheter exclusivement dans la grande distribution pour répartir ses achats dans les petits commerces plus enclins à connaître leurs fournisseurs et producteurs. Privilégier les circuits courts en achetant directement auprès des producteurs ou via une AMAP Association pour le maintien de l’agriculture paysanne. Produire ses propres fruits et légumes, sur son terrain ou dans des jardins partagés, les transformer et les conserver. Produire et partager ses semences. Possédez une petite réserve de produits secs.

Un calculateur de la résilience alimentaire des communes françaises CRATER est disponible sur le web. Par exemple pour Montluel : https://crater.resiliencealimentaire.org/diagnostic.html?idTerritoire=C-01262

Diagnostic alimentaire établi par le calculateur CRATER

Et si on s’intéressait à la qualité de l’eau que nous buvons ? …. l’ACER nous explique tout.

Bien vivre à Montluel souhaite porter à la connaissance le communiqué de presse de l’ACER sur la qualité de l’eau potable.

L’Association Côtière Ecologie Revalorisation (ACER) informe depuis 1990 les populations sur les risques induits par les activités humaines sur l’environnement naturel et le cadre de vie et incite les collectivités à veiller aux réseaux de récupération et de recyclage des déchets et à lutter contre toutes les pollutions, sur les cantons de Meximieux, Montluel, Miribel, Lagnieu et Ambérieu-en-Bugey.

Les fortes pluies du 10 mai dernier ont entraîné le débordement du Cottet puis son infiltration dans le puits de captage de l’eau potable à Pizay. Cet équipement, en mauvais état depuis plusieurs années est prioritaire dans le programme d’actions de la 3CM visant « la reconquête de l’eau ».

Beaucoup d’informations ont circulé ces derniers mois dans la presse alertant sur les pollutions de l’eau de consommation. Qu’en est-il sur la Côtière en ce moment ?

L’Acer, attentive à la pollution de l’eau du robinet depuis 1995, s’inquiète des dernières analyses et souhaite apporter des informations nécessaires qui n’ont pas été données.

L’eau est très surveillée pour sa qualité bactériologique avec une analyse tous les mois partout en France. Si une contamination bactériologique est mise en évidence, l’eau est déclarée impropre à la consommation et des bouteilles d’eau sont distribuées jusqu’à la fin de la pollution aux habitants concernés, car sa consommation entraîne rapidement des problèmes gastro-intestinaux qui peuvent être plus ou moins graves.  

C’est ce qui est arrivé à Pizay, les élus de la 3CM ont informé rapidement la population de cette pollution et organisé la fourniture d’eau en bouteilles pour les usages de boisson, cuisine, lavage de dents jusqu’à ce que ces bactéries disparaissent et après nettoyage des installations de distribution.

Il y a aussi des analyses physico chimiques. L’eau peut aussi être polluée par des pollutions chimiques provenant de produits utilisés dans l’industrie ou dans l’agriculture. Là, les analyses sont beaucoup moins nombreuses et très incomplètes Cela dépend des demandes de l’ARS départementale. L’Ain a été classée dans la liste des départements « bonnet d’âne » par « Que choisir » pour le trop petit nombre de molécules recherchées dans l’eau de consommation (en 2020 : Ain analyse 48 molécules contre plus de 200 en Isère).

Pour mettre en évidence une pollution par une molécule il faut la chercher

Fin 2020, l’ARS régionale a revu sa liste de pesticides recherchée dans les analyses d’eau et a inclus une molécule l’ESA qui provient de l’herbicide le S metolachlore utilisée dans la culture du maïs et de certaines céréales depuis plus de 30 ans. Il s’agit d’une molécule très mobile et soluble dans l’eau actuellement déconseillée par le fabricant à proximité des puits de captage !

Elle a été mise en évidence immédiatement dans les eaux de nombreux villages et villes à des doses qui dépassent le seuil autorisé 0,1 microgramme par litre pour cette molécule.

C’est le cas sur le territoire de la 3CM et de la Plaine de l’Ain, des puits de Villieu qui alimentent également Meximieux, Bourg Saint Christophe, Pérouges et c’est aussi le cas du puits de la Pyre à Béligneux, ceux-ci dépassant de 1 à 5 fois la norme sur les analyses de ce début d’année et à Pizay qui dépasse de 10 à 20 fois la norme.

L’ARS a informé immédiatement les responsables de la distribution de ces dépassements, maires communauté de communes demandant « d’en informer la population sans délai », sans plus d’explication.

Certaines collectivités l’ont fait, d’autres non !

Avez-vous eu vous connaissance de cette première information, vous qui habitez ces communes ?

Mais l’ARS ajoute également dans sa lettre aux responsables de la distribution qu’aucune mesure sanitaire n’est à prendre puisque « la limite » intervient à des doses 5000 fois supérieures (limites données par le fabricant de ces produits !) Est-ce la limite de l’apparition de troubles graves ? Lesquelles ? de l’empoisonnement ? Pas d’explication…

Pourquoi l’ARS alerte de manière aussi ferme et en même temps laisse supposer par l’absence de mesure sanitaire et par la juxtaposition de ces chiffres, que ces pollutions n’ont pas d’importance ?

Définition scientifique simple : « Cet herbicide comme l’atrazine, comme le glyphosate, détruit de nombreuses espèces végétales et animales en agissant sur l’équilibre hormonal ». Des scientifiques ont mis en évidence que ces molécules perturbent aussi les systèmes endocriniens des humains et particulièrement aux périodes de maturation sexuelle fœtus, bébé enfants, adolescents, même à faible dose et que cela peut être transgénérationnel ; ces molécules sont susceptibles également de provoquer des cancers.

Que choisir et de nombreuses associations santé environnement demandent à l’ARS et aux pouvoirs publics une réglementation précise pour ces pesticides et leur reconnaissance en tant que perturbateurs endocriniens … la loi européenne interdit les perturbateurs endocriniens, mais le classement des molécules concernées n’avance guère au mépris de la santé des personnes… et rien n’est encore décidé à ce jour…

C’est scandaleux que les consommateurs ne soient pas avertis et informés de manière précise de ces risques ! Ça l’est encore plus quand la pollution est majeure et était certainement présente depuis plusieurs mois et qu’elle continue quand les moyens pour la réduire ou la supprimer ne peuvent pas être mis en place d’une manière rapide (par exemple grâce à un puits de substitution).

La solution de l’eau en bouteille ou l’approvisionnement dans la famille ou les amis non concernés sont des solutions à court terme mais certainement à prendre pour les populations à risque tant que cette pollution grave est présente car l’eau est notre principal « aliment ».

Le premier devoir est d’informer et d’informer correctement les usagers, de pas mettre tout ça sous le tapis pour ne pas faire de vagues… C’est une question de santé publique.

La préservation de la qualité de l’eau du robinet doit être, non seulement la priorité de tous les élus communaux, régionaux, nationaux, c’est aussi leur responsabilité. Il faut tout faire pour la retrouver. L’eau est très précieuse. C’est notre survie qui en dépend.

L’ARS demande également dans sa lettre d’engager les actions nécessaires pour la protection des aires d’alimentation des captages pour la reconquête de la qualité de l’eau. « On peut créer un périmètre de protection en interdisant les traitements chimiques sur toutes les cultures de la zone vulnérable » suggère Madeleine Chatard Leculier, Présidente de l’ACER. Il faut que ces zones vulnérables soient exemptes de traitement chimique car une molécule chimique remplacée par une autre, cela ne règle rien.

De nombreuses villes plus ou moins grandes telles Lons-le-Saunier depuis plus de 20 ans et Paris très récemment, se sont engagées dans cette voie avec des compensations pour les exploitants concernés par ces exigences de changement de pratiques agricoles. Il nous faut les suivre dans cette voie inéluctable et d’avenir.

Ensemble, restons vigilants dès qu’un pesticide est mis en évidence dans les analyses. C’est le signe suffisant d’une pollution à prendre en compte.

A lire l’article Le Progrès du 13 juin 2021 « Après l’épisode de Pizay, les défenseurs de la qualité de l’eau sont inquiets »  https://c.leprogres.fr/sante/2021/06/13/apres-l-episode-de-pizay-les-defenseurs-de-la-qualite-de-l-eau-sont-inquiets

Pour développer le vélo, rendons la circulation apaisée

Depuis 2016, le code de la route permet la mise en place de trois zones de circulation apaisée : aire piétonne, zone de rencontre, zone 30.

En zone 30 comme au centre-ville de Montluel, la mise en place du double sens cyclable pour les rues à sens unique permettrait un meilleur accès à la ville pour les cyclistes. Cette mesure modère la vitesse des véhicules motorisés et développe le réseau cyclable. Le double-sens cyclable est le régime normal de fonctionnement.

Il serait bienvenu que Montluel, à défaut de développer les pistes cyclables, prenne en compte le cycliste : organisation de son stationnement, mise en double-sens cyclable de certaines rues à sens unique pour les véhicules motorisés et matérialisation de trajectoire.

Gazette Bien vivre à Montluel – mai 2021

Les aménagements à réaliser en zone 30 pour la mise en œuvre d’un double-sens cyclable peuvent consister en la mise en place d’un panonceau “sauf vélos” sous les panneaux sens interdit, et en un marquage au sol.

Expérimentons en consultant les habitant.e.s !

Pour rafraîchir la ville en été, faut-il plus de parkings ?

Une proposition concrète d’aménagement du nouveau parking avenue de la Gare à Montluel pour végétaliser la ville et faire du bien à notre santé !

Proposition d’aménagement par le collectif d’habitant.e.s Bien vivre à Montluel – Gazette n°2 – mai 2021

Nos propositions d’aménagement du parking

  • planter des arbres en quantité avec le soutien d’experts issus d’associations locales de protection de la biodiversité
  • planter des arbres en quantité avec le soutien d’experts issus d’associations locales de protection de la biodiversité
  • végétaliser les façades murales
  • prévoir une couverture végétale maximale au sol
  • optimiser l’utilisation de revêtements poreux
  • prévoir des stationnements vélos et deux-roues
  • adapter l’espace aux personnes à mobilité réduite
  • utiliser des enrobés clair
Exemple de végétalisation d’un parking

Comment cela marche ? Qu’est-ce qu’un îlot de chaleur ?

Les périodes de fortes chaleurs de plus en plus précoces, sont difficilement soutenables en raison du phénomène d’îlots de chaleur. Causé par l’artificialisation des villes (goudrons, béton…) et le manque d’espaces verts, l’îlot de chaleur urbain est un phénomène qui augmente les températures au sein d’une ville et qui pose des problèmes pour la biodiversité et la santé en période de canicule. Les périodes et les intensités de chaleur fragilisent en particulier les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées.

Augmenter la couverture végétale au sol et le nombre d’arbres permet de rafraîchir efficacement les rues et les bâtiments.

Plus la densité de végétation est importante et plus les effets de fraîcheur sont ressentis. Imaginez-vous en forêt lors des canicules, il y règne une fraîcheur apaisante. De nombreuses études scientifiques ont montré que dans les espaces urbains, la température extérieure sous les arbres était jusqu’à 3 degrés inférieure à celle d’un espace non arboré.

Il est nécessaire que dans les schémas d’aménagement urbains collectifs, la végétalisation soit prépondérante. De nombreuses villes ont systématisé l’intégration des arbres dans les rénovations de voiries, créations de parking, de places, de squares.

 » A Montluel, les nombreux parkings existants ne sont pas assez végétalisés à l’instar du nouveau parking à côté de la Poste qui est un espace minéral béant. Et que dire des arrêts de bus sans même un abri ? « 

Gazette Bien vivre à Montluel – mai 2021

Bien vivre à Montluel souhaite participer à la proposition d’un aménagement favorisant les îlots de fraîcheur, valorisant la structure paysagère du centre-ville, et ré-invitant la biodiversité et les pollinisateurs.

Il faudrait augmenter les trames vertes afin de recréer le sentiment de fraîcheur de la forêt. L’école maternelle de Saint-Exupéry est un océan de bitume, très néfaste pour les enfants en bas âge, tout comme la place Carnot ou le Faubourg de Lyon.

Les arbres sont indispensables à notre santé et doivent être présents pour contrebalancer l’augmentation des surfaces bitumées !

Action « Un arbre recherche une place (Carnot), un parking (de la Gare), un square (rue du marché) ….

A suivre : l’équipe municipale de Montluel saura-t-elle se saisir correctement de l’appel à projet de l’Agence de l’eau “rebond eau et biodiversité” pour végétaliser la cour de l’école Daudet et corriger le tir pour la cour de l’école Saint-Exupéry ?

Végétalisons la cour de l’école publique Alphonse Daudet et profitons-en pour aménager en concertation avec l’équipe pédagogique, les parents et bien entendu les enfants !

Merci d’être venu.e.s à la Marche pour une vraie Loi Climat à Montluel

Nous étions nombreu.ses.x cet après-midi pour chanter, crier, partager notre volonté d’agir pour protéger véritablement la Planète, ici et maintenant !

Départ de la Marche pour le Climat – promenade des Tilleuls à Montluel

Notre appel pour une vraie loi Climat !

Nous répondons aujourd’hui à l’appel de plus de six cents organisations pour manifester contre le « manque d’ambition » du projet de loi Climat et résilience. 170 évènements sont prévus dans toute la France. Le projet de loi, dont l’examen commence demain, « manque d’ambition » et « des manœuvres tentent de l’affaiblir ». Nous demandons une « vraie loi Climat » à la hauteur de l’urgence écologique et défendons les mesures des 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat. Ce projet de loi est le dernier texte du quinquennat consacré à l’environnement. Il est très loin de l’ambition requise pour répondre à l’urgence écologique et atteindre les objectifs que la France s’est fixés. Le Haut conseil pour le climat a rendu un avis plus que sévère : le gouvernement, après s’être renié sur de nombreux sujets et avoir été reconnu coupable d’inaction climatique, a mis de côté ou considérablement amoindri les propositions de la Convention citoyenne pour le climat que cette loi était censée reprendre. En l’état, le texte ne permet pas de faire baisser nos émissions de gaz à effet de serre (GES) de 40 % d’ici 2030, et encore moins d’atteindre le nouvel objectif européen (55 % de réduction de GES) alors que la science recommande une réduction de 65 %. En effet, il nous faut atteindre la neutralité carbone en 2050 pour contenir la catastrophe en cours : les eaux montent, les incendies, les vagues de chaleur, les évènement climatiques extrêmes se multiplient. La biodiversité disparait. Nous vivons la sixième grande extinction d’espèces à un rythme jamais vu. Les rendements agricoles diminuent, générant dans le monde des famines et des guerres. Demain, les débats autour du projet de loi Climat et résilience débuteront en séance publique. L’examen en commission spéciale n’a pas permis d’avancer. La plupart des amendements reprenant les propositions de la Convention citoyenne pour le Climat ont été rejetés, suivant l’avis du gouvernement, ou ont été jugés irrecevables. L’ambition écologique de la loi climat doit être revue, notamment s’agissant de la rénovation thermique des bâtiments, de la réglementation de la publicité et de l’utilisation des engrais azotés, du recours aux menus végétariens dans la restauration collective, de la lutte contre l’artificialisation des sols, de la limitation des vols intérieurs en avion ou la responsabilité climat des grandes entreprises.

Troc de graines du SEL Côtière

Deux trocs de graines ont été soutenus par le SEL Bressan (Système d’échange local) et la Grainothèque installée à la MJC. Ces moments ont été animés par des bénévoles le vendredi 26 février, en même temps que la distribution des paniers de l’AMAP de Montluel (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) et le samedi 27 février, en même temps que le Réparathon d’Artilab, rendez-vous mensuel proposé par le Fablab de la Côtière dédié à la réparation des objets.

En amont, des ateliers de recherche et d’ensachage de graines avaient eu lieu afin de proposer des graines potagères locales et bios issus de dons, à toute personne voulant faire un jardin, et de troquer telles graines contre telles autres en fonction des besoins de chacun.e.

Si les visiteurs-ses n’ont pas de graines à apporter, ils-elles peuvent en prendre quand même et l’année suivante en redonner. Le but étant de créer du lien entre toutes les personnes qui jardinent et de partager cette précieuse denrée.

Le but de ces rencontres était également de présenter la BLE (Bourse Locale d’Echanges) issue du SEL Bressan et de lancer l’antenne locale du SEL sur le territoire de la Côtière, de Miribel à Meximieux.

Le SEL permet à ses adhérents d’échanger des biens et des services (coups de main pour du bricolage, des dépannages, prêts de matériel peu utilisé) et des savoir-faire (transmissions d’expériences, de connaissances, de techniques) en dehors du système monétaire. L’unité d’échange du SEL est « le grain de maïs » (une heure de travail = 60 grains).

Nadine, Marie-Noëlle et Marion, à l’initiative de cette nouvelle édition du troc de graines

Un nouveau troc de graines est prévu samedi 20 mars à partir de 14h30 à Sainte-Croix. A cette occasion, des bénévoles de Comm’Une Sereine ont concocté deux jeux de piste avec deux parcours pédestres au départ de la halle de Sainte-Croix. Le premier, d’une durée de 1 heure pour 1 km de marche, vous fera découvrir les particularités urbanistiques et patrimoniales du « cœur de village ». Avec le second, d’une durée de 2 heures pour 5 km de marche, vous découvrirez le plateau Est de la commune, avec ses aspects ruraux et son histoire plus ancienne…

Pour plus d’informations sur les trocs de graines et le SEL Côtière, vous pouvez écrire un mail à l’adresse suivante bienvivreamontluel@gmail.fr