Le Football Club de Montluel obtient gain de cause ! Carton rouge pour la mairie.

Rappel des faits

Le Football Club de Montluel réclame depuis deux ans l’accès au stade de foot et aux vestiaires. Les élu.e.s BVM avaient contesté à plusieurs reprises la décision du maire d’attribuer les infrastructures communales de façon exclusive à un seul club par le biais d’un appel d’offres plutôt que le partage entre les deux clubs Montluistes. 

Dans notre précédente Gazette, nous vous faisions part de l’annulation de la convention signée entre la commune et le Football Club Côtière Luenaz par le Tribunal administratif de Lyon le 17 décembre 2020. A la suite du recours en appel par la commune, Madame la Préfète avait dû rappeler au maire en juin dernier que la décision du tribunal devait être exécutée immédiatement malgré ce recours. 

Le maire de Montluel décidait alors d’interdire l’accès au stade de football et aux vestiaires à tous les sportifs via deux arrêtés du 15 juillet, au prétexte de travaux de réfection de la pelouse suite aux intempéries et au motif du Covid-19 respectivement. 

Détournement de pouvoir : le désaveu du maire

Le nouveau jugement du 19 août du Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé par le FCM, est un véritable pied de nez à l’attitude inqualifiable choisie par le maire (avocat de profession) depuis le début de cette affaire, la juge des référés évoquant « l’inexactitude matérielle des faits [un soit-disant gazon impraticable] et du détournement de pouvoir [le fait d’adopter des arrêtés pour éviter d’appliquer la première décision du tribunal]

Il est ainsi ordonné à la fois la suspension de l’exécution de la décision par laquelle le maire de Montluel a rejeté la demande du 12 mai 2021, par laquelle le FCM sollicitait un accès au complexe sportif et la suspension de l’exécution des deux arrêtés municipaux. 

En outre, la juge enjoint à la commune de Montluel de mettre immédiatement à disposition du FCM le terrain en herbe et ce, à titre provisoire, dans l’attente de la décision définitive du tribunal, et de verser 1 500 euros au titre des frais occasionnés pour le FCM.

Le maire peut faire appel de la décision. Ce que bien entendu, nous dénoncerions !

Voici deux ans que ce triste feuilleton à rebondissements crée une atmosphère délétère sur la commune pour des raisons obscures, jamais véritablement exprimées. Que de temps perdu, d’énergie et d‘argent public gaspillés ! Quelle publicité pour notre ville !

Bien vivre à Montluel rappelle l’importance que les infrastructures communales restent des biens communs non exclusifs, dont l’accès ne peut être conditionné à un paiement, et dont l’utilisation par les uns ne doit pas se faire au détriment des autres.

Dernière péripétie

Manquant une nouvelle fois de clairvoyance, le maire persiste et fait procéder à des travaux de décaissement d’herbe devant les cages de football le 23 août … au prétexte de lutter contre les moustiques ! Il est utile de rappeler que le plan municipal de lutte contre les moustiques présenté en conseil municipal le 10 juin dernier prévoit plusieurs actions (épandage de biocides naturels, information des habitants, installation de nichoirs à hirondelles et abris pour chauves-souris, …) mais à aucun moment il n’est évoqué des travaux de décaissement…

Le maire ferait mieux d’appliquer les injonctions du tribunal et d’apporter la sérénité nécessaire dans notre ville sur ce sujet (comme sur d’autres) …

La TV et la presse en parlent !

https://c.leprogres.fr/politique/2021/08/24/montluel-le-maire-accuse-d-avoir-volontairement-rendu-le-terrain-de-foot-impraticable

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/emissions/jt-local-1920-de-rhone-alpes – à écouter en titre et à partir de 9’24

https://c.leprogres.fr/politique/2021/08/27/conflit-mairie-fc-montluel-le-club-demande-l-arret-immediat-des-travaux

https://c.leprogres.fr/social/2021/08/24/football-club-de-montluel-et-municipalite-le-terrain-de-la-discorde

https://www.ledauphine.com/societe/2021/08/24/dans-l-ain-une-commune-saccage-son-propre-terrain-de-foot

Montluel va devenir le nouveau Clochemerle…

STOP FORUM

C’est par ces deux mots arrivés en plein mois d’août que l’adjoint à la vie associative a annoncé aux représentants associatifs l’annulation du traditionnel forum des associations qui devait se tenir le 1er dimanche de la rentrée, le 5 sept. dernier. Sans explication.

Après information, la mairie de Montluel craignait de devoir organiser le contrôle du passe-sanitaire à l’entrée des bâtiments qui accueillent le public … 

Alors que les associations sont affectées par la crise sanitaire depuis deux ans, qu’elles ont vu leurs subventions municipales réduites l’an passé du fait de la remise en cause de leurs projets, qu’elles craignent une baisse du nombre d’adhérent.e.s pour la saison 2021/22, voilà que l’équipe municipale ne souhaite pas se compliquer la vie pour organiser cet évènement majeur pour la rentrée associative !

Ce forum permet aux Montluistes déjà installé.e.s ou nouveaux arrivant.e.s de se familiariser avec les nombreuses associations du territoire et de s’impliquer dans la vie locale.

N’aurait-il pas été possible de réfléchir avec les représentant.e.s des associations sur la meilleure manière d’organiser cette journée, afin notamment de disposer de personnel suffisant pour contrôler le passe sanitaire à l’entrée du public ? 

Comment l’équipe municipale envisage-t-elle son rôle pour accompagner la reprise de la vie associative et culturelle ?

Les nombreux bénévoles et professionnels impliqués dans les associations Montluistes doivent-ils se débrouiller seul.e.s ?

A Beynost, le forum des associations a eu lieu…. ce dimanche 5 septembre.

Ne faudra-t-il pas mettre en place les dispositions nécessaires pour organiser les évènements dans notre commune, notamment à l’occasion de la Foire de Montluel samedi 18 septembre ?

Bien vivre à Montluel souhaite une belle et heureuse rentrée à toutes les associations de Montluel. Allez à leur rencontre ce week-end, inscrivez-vous, participez, découvrez, impliquez-vous !

Nous vous retrouvons dimanche de 10h à 12h pour notre première permanence au 13 rue Notre-Dame-des-Marais. Rejoignez-nous !

A l’approche des vacances, des idées de lecture

PARTIR EN LIVRE, y compris à Montluel !
Partir en livre est une action nationale autour du livre jeunesse.
Cet été les livres sortent de la bibliothèque pour aller à la rencontre des enfants et des jeunes pour leur transmettre le plaisir de lire !
A Montluel, l’équipe de la bibliotèque vous donne RDV les jeudis 8 et 22 juillet de 16h à 19h au parc Jolion, au square de jeux situé rue du faubourg Montbreval.
Venez découvrir des stands de lecture, participer à des ateliers créatifs et autres surprises ! Entrée libre et gratuite.

+ d’infos sur https://www.partir-en-livre.fr

Le prochain rapport du GIEC sortira en février 2022 mais les experts scientifiques sur le climat ont dévoilé des premiers chiffres alarmants :

  • le réchauffement climatique est bien là : la température moyenne mondiale en 2020 a été supérieure d’environ 1,2 °C à sa valeur préindustrielle (1850-1900) et il y a une probabilité à 40 % que la température mondiale annuelle moyenne soit supérieure de 1,5 °C pendant au moins l’une des cinq prochaines années,
  • un réchauffement supérieur à 2 °C signifie la fonte des calottes glaciaires et le risque d’une hausse du niveau de la mer jusqu’à 3 mètres d’ici à 2100. En France, 864 communes seraient menacés par l’impact du réchauffement sur les océans,
  • le réchauffement climatique a déjà conduit à une baisse de 4 à 10 % de la production des principales cultures depuis dix ans. A ce rythme, près de 80 millions de personnes supplémentaires pourraient souffrir de la faim d’ici à 2050 avec un réchauffement global de +2 °C,
  • avec une hausse de +2°C, 130 millions de personnes pourraient tomber dans la pauvreté extrême d’ici à 2030 et 400 millions de personnes seront confrontées à des pénuries d’eau,
  • avec pour autre conséquence les migrations de plus de 140 millions de réfugiés climatiques dans les trente prochaines années dans le monde.

Et contrairement à ce que peuvent dire certains élus locaux, il s’agit bien d’un enjeu local que de veiller à la résilience alimentaire, à l’adaptation au changement climatique, à la solidarité et à l’entraide, à informer sur la qualité de l’eau et de l’alimentation... ici à Montluel, sur la Côtière, dès à présent.

N’hésitez pas à nous écrire pour toute question sur le cadre de vie à Montluel et sur le territoire de la 3CM. Bon été à toutes et tous.

Pourquoi la résilience alimentaire est un enjeu majeur des territoires ?

Échappée de la psychologie, la résilience est aujourd’hui un concept plus large qui définit, pour une personne comme pour un territoire, sa capacité à rebondir malgré les difficultés.

Les tensions vécues dans les commerces alimentaires lors du premier confinement ont prouvé l’importance des chaînes d’approvisionnement dans notre pays. Aujourd’hui à flux tendu, ces chaînes pourraient, pour des raisons d’indisponibilité des carburants ou des poids-lourds comme lors des grèves de 1968, s’interrompre à tout moment, laissant en panique une part importante de la population. Il est généralement admis que deux à trois jours seulement de réserves alimentaires sont présents dans les villes. 

Que faire si l’interruption venait à durer plus longtemps ? 
Cette question qui pourrait avoir un impact fort sur la tranquillité publique a été portée durant longtemps par un homme seul, Stéphane Linou. Ce “locavore” de la première heure (2008) – souvenez-vous en 2012 de l’émission TV “200 kilomètres à la ronde” qui fixait aux familles candidates l’objectif de se nourrir durant une semaine exclusivement dans un rayon proche de leur domicile – a enquêté (*) et montré la situation accablante tant pour les communes, que pour l’Etat. Depuis le gouvernement s’est emparé du concept de résilience pour nommer les opérations militaires liées à la crise sanitaire et porte dans son discours le développement des circuits courts. Quant aux collectivités territoriales qui le souhaitent, elles peuvent intégrer ce risque pour l’anticiper dans le Document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM) ; celui-ci est trop souvent tourné vers les risques sismiques, climatiques ou industriels, alors que la résilience alimentaire et la préservation de la biodiversité sont aujourd’hui des risques majeurs sur l’ensemble des territoires.

Ce positionnement serait un acte politique fort car tendre notre territoire vers la résilience alimentaire oblige à sortir du système actuel pour transformer l’agriculture et l’adapter aux changements climatiques à venir en multipliant les micro-fermes et l’agroforesterie préservant les sols et la biodiversité, en plantant de nouveaux des haies protectrices du vent et de la chaleur. 

La transformation des circuits de distribution est également essentielle afin de réduire les transports et les coûts indirects. Rendre accessible à toutes et tous l’autoproduction en développant des jardins partagés et en remplaçant les cultures d’ornementation par des cultures vivrières sont autant d’idées à développer car tous les leviers liés aux achats des communes (cantines, espaces verts…) sont aujourd’hui à actionner.
(*) Stéphane Linou – “Résilience alimentaire et sécurité nationale”

Et d’un point de vue personnel ?
Diversifier son alimentation et ses sources d’approvisionnement est certainement le conseil majeur à appliquer à soi-même et aux siens. Cela veut dire arrêter d’acheter exclusivement dans la grande distribution pour répartir ses achats dans les petits commerces plus enclins à connaître leurs fournisseurs et producteurs. Privilégier les circuits courts en achetant directement auprès des producteurs ou via une AMAP Association pour le maintien de l’agriculture paysanne. Produire ses propres fruits et légumes, sur son terrain ou dans des jardins partagés, les transformer et les conserver. Produire et partager ses semences. Possédez une petite réserve de produits secs.

Un calculateur de la résilience alimentaire des communes françaises CRATER est disponible sur le web. Par exemple pour Montluel : https://crater.resiliencealimentaire.org/diagnostic.html?idTerritoire=C-01262

Diagnostic alimentaire établi par le calculateur CRATER

Et si on s’intéressait à la qualité de l’eau que nous buvons ? …. l’ACER nous explique tout.

Bien vivre à Montluel souhaite porter à la connaissance le communiqué de presse de l’ACER sur la qualité de l’eau potable.

L’Association Côtière Ecologie Revalorisation (ACER) informe depuis 1990 les populations sur les risques induits par les activités humaines sur l’environnement naturel et le cadre de vie et incite les collectivités à veiller aux réseaux de récupération et de recyclage des déchets et à lutter contre toutes les pollutions, sur les cantons de Meximieux, Montluel, Miribel, Lagnieu et Ambérieu-en-Bugey.

Les fortes pluies du 10 mai dernier ont entraîné le débordement du Cottet puis son infiltration dans le puits de captage de l’eau potable à Pizay. Cet équipement, en mauvais état depuis plusieurs années est prioritaire dans le programme d’actions de la 3CM visant « la reconquête de l’eau ».

Beaucoup d’informations ont circulé ces derniers mois dans la presse alertant sur les pollutions de l’eau de consommation. Qu’en est-il sur la Côtière en ce moment ?

L’Acer, attentive à la pollution de l’eau du robinet depuis 1995, s’inquiète des dernières analyses et souhaite apporter des informations nécessaires qui n’ont pas été données.

L’eau est très surveillée pour sa qualité bactériologique avec une analyse tous les mois partout en France. Si une contamination bactériologique est mise en évidence, l’eau est déclarée impropre à la consommation et des bouteilles d’eau sont distribuées jusqu’à la fin de la pollution aux habitants concernés, car sa consommation entraîne rapidement des problèmes gastro-intestinaux qui peuvent être plus ou moins graves.  

C’est ce qui est arrivé à Pizay, les élus de la 3CM ont informé rapidement la population de cette pollution et organisé la fourniture d’eau en bouteilles pour les usages de boisson, cuisine, lavage de dents jusqu’à ce que ces bactéries disparaissent et après nettoyage des installations de distribution.

Il y a aussi des analyses physico chimiques. L’eau peut aussi être polluée par des pollutions chimiques provenant de produits utilisés dans l’industrie ou dans l’agriculture. Là, les analyses sont beaucoup moins nombreuses et très incomplètes Cela dépend des demandes de l’ARS départementale. L’Ain a été classée dans la liste des départements « bonnet d’âne » par « Que choisir » pour le trop petit nombre de molécules recherchées dans l’eau de consommation (en 2020 : Ain analyse 48 molécules contre plus de 200 en Isère).

Pour mettre en évidence une pollution par une molécule il faut la chercher

Fin 2020, l’ARS régionale a revu sa liste de pesticides recherchée dans les analyses d’eau et a inclus une molécule l’ESA qui provient de l’herbicide le S metolachlore utilisée dans la culture du maïs et de certaines céréales depuis plus de 30 ans. Il s’agit d’une molécule très mobile et soluble dans l’eau actuellement déconseillée par le fabricant à proximité des puits de captage !

Elle a été mise en évidence immédiatement dans les eaux de nombreux villages et villes à des doses qui dépassent le seuil autorisé 0,1 microgramme par litre pour cette molécule.

C’est le cas sur le territoire de la 3CM et de la Plaine de l’Ain, des puits de Villieu qui alimentent également Meximieux, Bourg Saint Christophe, Pérouges et c’est aussi le cas du puits de la Pyre à Béligneux, ceux-ci dépassant de 1 à 5 fois la norme sur les analyses de ce début d’année et à Pizay qui dépasse de 10 à 20 fois la norme.

L’ARS a informé immédiatement les responsables de la distribution de ces dépassements, maires communauté de communes demandant « d’en informer la population sans délai », sans plus d’explication.

Certaines collectivités l’ont fait, d’autres non !

Avez-vous eu vous connaissance de cette première information, vous qui habitez ces communes ?

Mais l’ARS ajoute également dans sa lettre aux responsables de la distribution qu’aucune mesure sanitaire n’est à prendre puisque « la limite » intervient à des doses 5000 fois supérieures (limites données par le fabricant de ces produits !) Est-ce la limite de l’apparition de troubles graves ? Lesquelles ? de l’empoisonnement ? Pas d’explication…

Pourquoi l’ARS alerte de manière aussi ferme et en même temps laisse supposer par l’absence de mesure sanitaire et par la juxtaposition de ces chiffres, que ces pollutions n’ont pas d’importance ?

Définition scientifique simple : « Cet herbicide comme l’atrazine, comme le glyphosate, détruit de nombreuses espèces végétales et animales en agissant sur l’équilibre hormonal ». Des scientifiques ont mis en évidence que ces molécules perturbent aussi les systèmes endocriniens des humains et particulièrement aux périodes de maturation sexuelle fœtus, bébé enfants, adolescents, même à faible dose et que cela peut être transgénérationnel ; ces molécules sont susceptibles également de provoquer des cancers.

Que choisir et de nombreuses associations santé environnement demandent à l’ARS et aux pouvoirs publics une réglementation précise pour ces pesticides et leur reconnaissance en tant que perturbateurs endocriniens … la loi européenne interdit les perturbateurs endocriniens, mais le classement des molécules concernées n’avance guère au mépris de la santé des personnes… et rien n’est encore décidé à ce jour…

C’est scandaleux que les consommateurs ne soient pas avertis et informés de manière précise de ces risques ! Ça l’est encore plus quand la pollution est majeure et était certainement présente depuis plusieurs mois et qu’elle continue quand les moyens pour la réduire ou la supprimer ne peuvent pas être mis en place d’une manière rapide (par exemple grâce à un puits de substitution).

La solution de l’eau en bouteille ou l’approvisionnement dans la famille ou les amis non concernés sont des solutions à court terme mais certainement à prendre pour les populations à risque tant que cette pollution grave est présente car l’eau est notre principal « aliment ».

Le premier devoir est d’informer et d’informer correctement les usagers, de pas mettre tout ça sous le tapis pour ne pas faire de vagues… C’est une question de santé publique.

La préservation de la qualité de l’eau du robinet doit être, non seulement la priorité de tous les élus communaux, régionaux, nationaux, c’est aussi leur responsabilité. Il faut tout faire pour la retrouver. L’eau est très précieuse. C’est notre survie qui en dépend.

L’ARS demande également dans sa lettre d’engager les actions nécessaires pour la protection des aires d’alimentation des captages pour la reconquête de la qualité de l’eau. « On peut créer un périmètre de protection en interdisant les traitements chimiques sur toutes les cultures de la zone vulnérable » suggère Madeleine Chatard Leculier, Présidente de l’ACER. Il faut que ces zones vulnérables soient exemptes de traitement chimique car une molécule chimique remplacée par une autre, cela ne règle rien.

De nombreuses villes plus ou moins grandes telles Lons-le-Saunier depuis plus de 20 ans et Paris très récemment, se sont engagées dans cette voie avec des compensations pour les exploitants concernés par ces exigences de changement de pratiques agricoles. Il nous faut les suivre dans cette voie inéluctable et d’avenir.

Ensemble, restons vigilants dès qu’un pesticide est mis en évidence dans les analyses. C’est le signe suffisant d’une pollution à prendre en compte.

A lire l’article Le Progrès du 13 juin 2021 « Après l’épisode de Pizay, les défenseurs de la qualité de l’eau sont inquiets »  https://c.leprogres.fr/sante/2021/06/13/apres-l-episode-de-pizay-les-defenseurs-de-la-qualite-de-l-eau-sont-inquiets

Pour développer le vélo, rendons la circulation apaisée

Depuis 2016, le code de la route permet la mise en place de trois zones de circulation apaisée : aire piétonne, zone de rencontre, zone 30.

En zone 30 comme au centre-ville de Montluel, la mise en place du double sens cyclable pour les rues à sens unique permettrait un meilleur accès à la ville pour les cyclistes. Cette mesure modère la vitesse des véhicules motorisés et développe le réseau cyclable. Le double-sens cyclable est le régime normal de fonctionnement.

Il serait bienvenu que Montluel, à défaut de développer les pistes cyclables, prenne en compte le cycliste : organisation de son stationnement, mise en double-sens cyclable de certaines rues à sens unique pour les véhicules motorisés et matérialisation de trajectoire.

Gazette Bien vivre à Montluel – mai 2021

Les aménagements à réaliser en zone 30 pour la mise en œuvre d’un double-sens cyclable peuvent consister en la mise en place d’un panonceau “sauf vélos” sous les panneaux sens interdit, et en un marquage au sol.

Expérimentons en consultant les habitant.e.s !

Troc de graines du SEL Côtière

Deux trocs de graines ont été soutenus par le SEL Bressan (Système d’échange local) et la Grainothèque installée à la MJC. Ces moments ont été animés par des bénévoles le vendredi 26 février, en même temps que la distribution des paniers de l’AMAP de Montluel (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) et le samedi 27 février, en même temps que le Réparathon d’Artilab, rendez-vous mensuel proposé par le Fablab de la Côtière dédié à la réparation des objets.

En amont, des ateliers de recherche et d’ensachage de graines avaient eu lieu afin de proposer des graines potagères locales et bios issus de dons, à toute personne voulant faire un jardin, et de troquer telles graines contre telles autres en fonction des besoins de chacun.e.

Si les visiteurs-ses n’ont pas de graines à apporter, ils-elles peuvent en prendre quand même et l’année suivante en redonner. Le but étant de créer du lien entre toutes les personnes qui jardinent et de partager cette précieuse denrée.

Le but de ces rencontres était également de présenter la BLE (Bourse Locale d’Echanges) issue du SEL Bressan et de lancer l’antenne locale du SEL sur le territoire de la Côtière, de Miribel à Meximieux.

Le SEL permet à ses adhérents d’échanger des biens et des services (coups de main pour du bricolage, des dépannages, prêts de matériel peu utilisé) et des savoir-faire (transmissions d’expériences, de connaissances, de techniques) en dehors du système monétaire. L’unité d’échange du SEL est « le grain de maïs » (une heure de travail = 60 grains).

Nadine, Marie-Noëlle et Marion, à l’initiative de cette nouvelle édition du troc de graines

Un nouveau troc de graines est prévu samedi 20 mars à partir de 14h30 à Sainte-Croix. A cette occasion, des bénévoles de Comm’Une Sereine ont concocté deux jeux de piste avec deux parcours pédestres au départ de la halle de Sainte-Croix. Le premier, d’une durée de 1 heure pour 1 km de marche, vous fera découvrir les particularités urbanistiques et patrimoniales du « cœur de village ». Avec le second, d’une durée de 2 heures pour 5 km de marche, vous découvrirez le plateau Est de la commune, avec ses aspects ruraux et son histoire plus ancienne…

Pour plus d’informations sur les trocs de graines et le SEL Côtière, vous pouvez écrire un mail à l’adresse suivante bienvivreamontluel@gmail.fr

Débat d’orientation budgétaire : nos propositions (1/2)

A l’occasion de la présentation des orientations budgétaires lors du conseil municipal du 24 février, les élu.e.s de Bien vivre à Montluel ont apporté leur éclairage et leurs propositions. On en parle avec vous !

Voici un extrait de nos interventions.

Tout d’abord, l’orientation budgétaire que vous nous présentez aujourd’hui est bien décevante. Elle ne constitue pas une réponse aux crises auxquelles nous avons à faire face.

1) La nécessaire et urgente transition écologique. La France n’a pas atteint ses objectifs pour 2020 en ce qui concerne la réduction d’émission de gaz à effet de serre. En début de semaine encore le Haut Conseil pour le climat a émis un rapport sévère sur les insuffisances de la loi « climat et résilience »…
Le GIEC nous alerte régulièrement : l’objectif de ne pas dépasser 2°C d’augmentation de la température terrestre d’ici 2100 ne sera pas atteint si nous ne changeons pas, sans parler de l’érosion de la biodiversité : nous vivons actuellement la sixième extinction d’espèce, la plus rapide que la terre ai jamais connu.
Il faut changer radicalement, nos modes de transport, d’alimentation, de travail, notre habitat, non seulement pour nous adapter aux changements qui auront lieu (évènements climatiques extrêmes, épidémies), mais aussi pour éviter le pire : les scientifiques sont formels : nous sommes en train d’éradiquer la vie, de faire de notre
planète un enfer.

Dans ce contexte, les collectivités doivent œuvrer encore davantage pour rendre leurs territoires résilients. Or ici, c’est le contraire qui est fait, dans la légende du colibri, non seulement vous n’apportez pas votre goutte d’eau pour éteindre l’incendie, mais vous jetez de l’huile :

  • Quand vous multipliez les parkings : d’après les études mobilité, c’est tout le contraire de ce qu’il faudrait faire.
  • Vous prévoyez de budgéter encore des caméras, plusieurs dizaines de milliers d’euros. Un débat doit être organisé, sur la base de chiffres qualitatifs et quantitatifs sur les actes de délinquance à Montluel, du coût total, et de l’efficacité de ces dépenses qui ne s’arrêtent plus.

Pourtant, à travers les compétences communales, vous pourriez agir fortement, sur le bâti, les écoles, la mobilité, le social. Nous avons voté une délibération concernant la production d’énergie sur les bâtis communaux, nous n’en avons pas vu de dépenses en référence à ce partenariat.
Concernant les écoles, vous allez enfin faire une partie des rénovations qui attendent depuis des années, et que vous faites au compte goutte, je ne parle pas des fenêtres que vous avez fait poser dans la précipitation et qu’il faut déjà changer.
Je me félicite que vous ayez entendu qu’il fallait répondre à l’appel à projet « coin de verdure et pluie » de l’Agence de l’eau RMC, concernant le réaménagement de la cour de l’école Alphonse Daudet : vous ne bitumerez pas comme vous l’avez fait à la maternelle Saint Exupéry. Heureusement, la date limite de réponse a été repoussée et vous laisse le temps de faire un travail élaboré, en concertation avec les parents, les enseignants, les associations de préservation de la biodiversité. Si je peux me permettre, vous pouvez prendre exemple sur les villes de Grenoble et Lyon. Vous
aurez d’autant plus de chance de remporter l’appel à projet.
Ces travaux sont indispensables au bien être des élèves et à la transition écologique, il est dommage de le conditionner à la subvention de l’agence de l’eau.
Vous pourriez aussi avoir l’ambition de travailler dans le cadre du PCAET (Plan Climat Air Energie Territorial) pour travailler sur l’alimentation des écoliers en fixant un objectif de 100% bio et local, soutenant ainsi l’économie locale et les agriculteurs.
Concernant la mobilité, la 3CM élabore un schéma de mobilité, et le travail des communes doit être actif pour permettre aux citoyens de se déplacer autrement.

Deuxièmement, vous faites un bref état des lieux des actions de la commune face à l’épidémie. Je n’y vois rien de plus que ce qui a été organisé ailleurs, vous avez comme tout le monde participé à la course à la distribution de masques.
Mais rien ne transparait dans ce rapport d’orientation qui puisse répondre aux crises qu’a provoquées cette épidémie. Si l’on en croit les chiffres du chômage, il faudra répondre massivement à la détresse sociale et psychologique générée par les confinements et les restrictions sanitaires. Il faudra aider encore davantage les associations, notamment sportives et culturelles, domaines qui accusent le coup de cette crise, et à qui l’on doit permettre de rebondir (il faudra une augmentation
encore plus conséquente que celle de 2019 où nous avons noté que vous prépariez les élections). Sans oublier les entreprises du territoire qui ont souffert de la crise sanitaire, les entreprises de l’économie présentielle, il est nécessaire d’agir aux côté de la 3CM pour aider ces entreprises constitué souvent de petits entrepreneurs.
Pour répondre présent, il faut investir, dans un esprit de service public plutôt que de compétitivité, au lieu de cela, nous constatons : des dépenses d’investissement en baisse. Que vous allez demander aux services de faire encore des efforts de dépense…
Quant aux recettes , vous vous vantez encore de ne pas augmenter les impôts. Je rappelle que vous ne les avez pas augmenté au prix de la vente du patrimoine de Montluel, dont le Parc Bellevue. J’aurais préféré que vous vous vantiez d’améliorer le service public. Il semble que Montluel perde de son attractivité puisque par rapport
aux communes voisines qui en gagnent, nous perdons des habitants.
Concernant le PLH, tout comme un PLUI, la 3CM engage un schéma de la mutualisation dont j’espère vous profiterez pour faire gagner de l’efficience à vos services plutôt que de les brider.

Albane COLIN– Bien vivre à Montluel

Article Le Progrès du 9 avril – Par Amandine EYMES – A lire en intégralité sur le journal

https://c.leprogres.fr/faits-divers-justice/2021/04/09/la-commune-va-equiper-ses-policiers-municipaux-de-tasers

Planning Familial

Le Planning Familial est un mouvement féministe et d’éducation populaire. Il lutte pour construire une société d’égalité entre les femmes et les hommes.

Compte tenu des inégalités existantes, ce mouvement milite pour le droit à l’éducation à la sexualité, pour les droits des femmes et contre toute forme de discriminations liées au genre (source : www.planning-familial.org/fr).

Il a été créé en 1956, sous le nom de « maternité heureuse ».

Concrètement, ce mouvement rassemble 72 associations départementales et propose des lieux ouverts à toutes et tous dans le but de prodiguer des soins, des conseils gratuits sur la sexualité en général. Par exemple sur la délivrance de la pilule contraceptive ou le soutien de personnes victimes de discriminations en tout genre.

A noter qu’en cette période il n’y a pas beaucoup de personnes qui le fréquentent.

Les interventions du planning familial dans les établissements scolaires afin de sensibiliser les jeunes sur leur sexualité ont été ralenties avec le Covid.

L’antenne la plus proche se situe à Miribel, 1820 Grande Rue.
Tél : 04 78 55 19 83