Communiqué de presse – pôle petite enfance

POLE PETITE ENFANCE DE MONTLUEL :  LE FAIT DU PRINCE

Le Pôle Petite Enfance de Montluel, inauguré en 2014, était géré jusqu’à présent par l’Association Léo Lagrange, à la satisfaction générale, tant en raison de la qualité de son accueil que de ses méthodes pédagogiques.

Malgré cela, Mr Daubié, maire de Montluel, a décidé d’exclure l’Association Léo Lagrange au profit d’un autre prestataire, à compter du mois de septembre 2021.

A l’issue d’une procédure d’appel d’offre et d’une négociation finale menée par Mr Daubié, celui-ci a tranché en faveur d’une société commerciale, People & Baby.

Lors du conseil municipal du 10 juin, plusieurs conseillers, dont les élue.s. Bien vivre à Montluel, ont alerté sur les incohérences du rapport de conclusion de la commission des appels d’offres et ont relayé la pétition remise aux élu.e.s par un collectif de parents.

Ce choix est lourd de conséquences.

Alors que le prestataire actuel propose des résultats tous meilleurs que son concurrent (moins de charges de gestion et d’exploitation, plus d’investissements au bénéfice de la commune, une expertise de la gestion du lieu reconnue par tous), il lui est reproché une demande de participation municipale supérieure de 1 291 euros par mois sur un budget total de 2 millions d’euros et des menus proposant des fruits frais en lieu et place de fruits de saison par son concurrent !

En effet, avec l’aval du maire, la société People & Baby va vendre des places de crèche à des entreprises, mais sans pour autant augmenter le nombre de professionnels encadrant les enfants.

Dès lors, soit le nombre de places proposées aux familles de Montluel va diminuer, soit le nombre total d’enfants accueillis va augmenter sans personnel supplémentaire, avec pour conséquence une dégradation de la qualité de l’accueil.

Une pétition portée par des parents usagers qui a recueilli près de 250 signatures témoigne de la légitime inquiétude des familles concernées.

La fâcheuse réputation de la société People & Baby n’est pas pour les rassurer.

C’est principalement la politique de People & Baby en matière sociale qui est en cause : harcèlement moral, absence de formation et d’évolution de carrière, non-paiement des heures supplémentaires.

En témoignent, les nombreux retours des salariés : https://www.glassdoor.fr/Avis/people-and-baby-Avis-E1134755.htm et https://fr.indeed.com/cmp/People&Baby/reviews qui pointent l’absentéisme et le turnover importants qui en découlent et qui ne peuvent que nuire aux enfants.

Il est regrettable que Mr Daubié ait décidé, sans aucune concertation avec les Montluistes concernés, de s’attaquer à une belle réalisation de ses prédécesseurs à la Mairie.

Sur le fond : l’intervention d’Albane Colin, élue BVM, sur le choix du délégataire du Pôle petite enfance
Sur la forme : la dénonciation des tentatives d’intimidation de Mr Daubié face à l’action des élu.e.s BVM

On ne change pas une équipe qui gagne !

Le collectif Bien vivre à Montluel, dont plusieurs membres sont parents d’enfants accueilli.e.s au PPE, remercie le personnel et la direction de Léo Lagrange pour toutes leurs actions et leur implication au quotidien auprès des enfants et des familles depuis l’ouverture du Pôle petite enfance en 2014 et jusqu’à aujourd’hui :

  • Les formations et stages à destination du personnel, des parents et des assistantes maternelles (diplômes d’éducateur de jeunes enfants, langue des signes, cours de diététique et de psychomotricité, etc.),
  • Les partenariats extérieurs riches et nombreux avec la maison de retraite (rencontres avec les ainés, participation à la semaine bleue), avec l’institut médico-éducatif (IME de la Côtière) et la bibliothèque de Montluel,
  • La mise en place des passerelles avec l’école maternelle pour accompagner progressivement à la scolarisation en douceur des petits,
  • Le développement durable avec la mise en place des couches lavables, l’organisation de la semaine du goût, la création d’un jardin,
  • Le partenariat avec la commune (comité d’attribution des places, comités techniques et conseils d’administration),
  • L’information des parents (la gazette du PPE, le site internet, les rencontres avec les parents).

Il faut en outre rappeler les nombreux investissements réalisés par Leo Lagrange, aujourd’hui biens de retour appartenant à la commune :

  • La refonte entière des extérieurs (plantation d’arbres, création de jardins, installation d’un parcours de motricité, mise en place de tobogans, achat d’un petit chalet afin de stocker le matériel, etc.),
  • La refonte du patio intérieur avec l’ajout d’une nouvelle aire d’activité à l’abri du soleil,
  • La pose de stores dans tout le bâtiment.

Nous remercions chaleureusement toute l’équipe Léo Lagrange pour tout le travail accompli !

Pour nous contacter : bienvivreamontluel@gmail.com

Pour lire l’intervention de nos élu.e.s au conseil municipal du 10 juin : https://bienvivreamontluel.fr/pourquoi-changer-de-delegataire-du-pole-petite-enfance-de-montluel-et-accepter-de-privatiser-des-places-de-creche-aux-entreprises

Pourquoi changer de délégataire du pôle petite enfance de Montluel et accepter de privatiser des places de crèche aux entreprises ?

Voici l’intervention des élu.e.s. Bien vivre à Montluel au conseil municipal du 10 juin.

Monsieur le Maire,

Nous prenons acte qu’après prolongation d’un an avant les élections municipales, la délégation de service public du Pôle Petite enfance arrive à échéance.

Le choix de la mairie est significativement lié au seul critère financier d’une moindre participation de la commune, mise à part le comparatif entre un fruit de saison proposé par un candidat et un fruit frais par l’autre…. 

Ce qui permet à People & Baby de proposer une participation pour la commune moindre, mais faible au regard du budget global, est uniquement lié à la vente des places de crèches à des entreprises pour 210 000€ sur la durée de la concession.

Pour le reste, tous les autres chiffres sont plus mauvais : d’une part, les charges d’exploitation de People & Baby ainsi que les frais de gestion sont plus élevés que le délégataire actuel, d’autre part, son engagement d’investissement est plus faible de 15 000€, alors qu’il s’agit de biens de retour pour la municipalité. Malgré l’apparence de recettes de 210 000€ issues de la vente de places aux entreprises, il reste au final une économie pour la commune de seulement 93 000€ sur un budget global de 2 M€ sur 6 ans par rapport à l’autre candidat, soit 15 500€ par an.

Mais il y a plus inquiétant, en raison de l’importance de la structure que vous retenez qui annonce sur le site infogreffe, 274 établissements. Or il aurait été pertinent que la solidité de l’entreprise soit démontrée. Or, toujours sur le même site Internet, les comptes annuels de 2018, de 2019, de 2020 n’ont pas été déposés.

Il serait donc intéressant que vous puissiez expliquer comment vous avez accepté une entreprise qui n’est pas en règle avec ses obligations comptables. Et pour le moins, que chaque élu puisse par lui-même, vérifier la stabilité économique et financière d’une entreprise privée avec qui la commune va s’engager pour six ans.

Il est surprenant que la commission de délégation des services publics n’ait posé aucune question à propos d’une évolution significative : la privation des places de crèche pour les entreprises !

Albane Colin – conseillère municipale

Vous « supposez » dans votre courrier aux parents, que la reprise du personnel serait l’assurance du maintien du taux d’encadrement. Nous nous étonnons d’ailleurs, que lors de la négociation, vous n’ayez pas posé précisément la question du maintien de ce taux.

Les charges salariales sont quasi identiques (soit 71k€ de différence sur 6 ans, ce qui ne correspond même pas à une ½ ETP supplémentaire !) : il n’y aura donc pas plus de personnel pour encadrer l’effectif accueilli.

 Si le personnel reste inchangé il y a deux situations possibles :

  • Soit les « places entreprises » conduisent à réduire le nombre de places actuellement proposées aux familles Montluistes,
  • Soit le nombre d’enfants sera plus élevé avec des conséquences délétères sur le taux d’encadrement, donc sur la qualité de l’accueil.

Dans les deux cas, contrairement à ce que vous affirmez face aux médias et aux parents inquiets, les familles pâtiront de la situation.

Dans les documents que vous présentez, aucune information n’est disponible concernant l’ouverture aux entreprises. Cette modification substantielle du fonctionnement du pôle multi accueil soulève pourtant des questions essentielles.

Aucun élu de l’opposition ne siège à la commission de délégation de services publics, et c’est vous seul qui avez mené la négociation avec les finalistes, une négociation qui ne permet jamais de vérifier que l’arrêt des négociations s’opère à égalité entre les candidats.

Nous aurions pu poser quelques questions pertinentes.

  • Pourquoi vendre des places à des entreprises ? Était-ce demandé dans le cahier des charges ? Pourquoi alors le sujet n’est-il pas abordé dans l’analyse faite par la commission de DSP ?
  • Quelle part des places sera réservée aux entreprises ? A quel tarif ? Quelle étude de marché a été effectuée par le prestataire ? Quelles entreprises sont susceptibles d’en bénéficier ?
  • Comment évolueront les règles d’attribution des places de la crèche dans la mesure où la commission d’attribution fonctionne sous l’égide de la municipalité ?

Le prestataire actuel est le seul à respecter les règles en vigueur de la commission d’attribution qui ne prévoit pas d’ouverture aux entreprises. Leo Lagrange propose par ailleurs des investissements supplémentaires (+17k€) dont les biens de retour reviendront à la commune.

L’association Leo Lagrange s’engage à pratiquer un taux d’encadrement de 1 adulte pour 6 enfants, y compris en cas d’évolution à la hausse de la réglementation, qui tend à passer à un encadrant pour 8 enfants.

Vous n’ignorez pas la forte mobilisation des familles (une pétition a ainsi rassemblé près de 250 signatures), inquiètes du risque de transformation du fonctionnement du pôle, alors que l’accueil actuel fait l’unanimité depuis l’ouverture de la crèche en 2014.

La qualité de cet accueil est basée sur une équipe solidaire et professionnelle au service des enfants et des familles. La reprise du personnel ne garantit pas que le personnel ne préfèrera pas rejoindre d’autres entités de l’association Leo Lagrange, dont les valeurs associatives et la réputation sont reconnues par les professionnels et les familles.

Par ailleurs, le prestataire People & Baby fait partie d’un réseau de crèches financé par un emprunt à un fonds d’investissement IndigoCapital, qui met en avant dans ses communications institutionnelles son objectif d’amélioration de son taux de rentabilité.

Si même l’accueil des plus petits est bradé pour alimenter des fonds d’investissement, où allons-nous ?

Notre inquiétude grandit lorsque nous voyons, que le prestataire que vous nous proposez de retenir est caractérisé par un turnover important de son personnel, des personnels non remplacés ; ce fonctionnement délétère a d’ailleurs été démontré dans un reportage d’Envoyé spécial à la télévision.

Le but de réduire la contribution de la commune semble être le critère premier pour vous, alors qu’il reste des zones d’ombre importantes sur le fonctionnement à venir de la structure, qui évoluera manifestement notablement.

Est-ce que cette « économie » doit se faire au détriment d’un accueil de qualité des tout petits, au sein de la crèche comme du Relais d’Assistantes Maternelles, préjudiciable pour les familles Montluistes ?

Les élu.e.s Bien vivre à Montluel

Nous votons CONTRE et vous invitons à revoir les conclusions de votre commission à la lumière de ces remarques.

  • Le documentaire de Envoyé Spécial ici https://www.youtube.com/watch?v=q_MrokEZpLo
  • Sur le traitement des salariés : https://www.glassdoor.fr/Avis/people-and-baby-Avis-E1134755.htm
  • Et aussi https://fr.indeed.com/cmp/People&Baby/reviews

Pour développer le vélo, rendons la circulation apaisée

Depuis 2016, le code de la route permet la mise en place de trois zones de circulation apaisée : aire piétonne, zone de rencontre, zone 30.

En zone 30 comme au centre-ville de Montluel, la mise en place du double sens cyclable pour les rues à sens unique permettrait un meilleur accès à la ville pour les cyclistes. Cette mesure modère la vitesse des véhicules motorisés et développe le réseau cyclable. Le double-sens cyclable est le régime normal de fonctionnement.

Il serait bienvenu que Montluel, à défaut de développer les pistes cyclables, prenne en compte le cycliste : organisation de son stationnement, mise en double-sens cyclable de certaines rues à sens unique pour les véhicules motorisés et matérialisation de trajectoire.

Gazette Bien vivre à Montluel – mai 2021

Les aménagements à réaliser en zone 30 pour la mise en œuvre d’un double-sens cyclable peuvent consister en la mise en place d’un panonceau “sauf vélos” sous les panneaux sens interdit, et en un marquage au sol.

Expérimentons en consultant les habitant.e.s !

Pour rafraîchir la ville en été, faut-il plus de parkings ?

Une proposition concrète d’aménagement du nouveau parking avenue de la Gare à Montluel pour végétaliser la ville et faire du bien à notre santé !

Proposition d’aménagement par le collectif d’habitant.e.s Bien vivre à Montluel – Gazette n°2 – mai 2021

Nos propositions d’aménagement du parking

  • planter des arbres en quantité avec le soutien d’experts issus d’associations locales de protection de la biodiversité
  • planter des arbres en quantité avec le soutien d’experts issus d’associations locales de protection de la biodiversité
  • végétaliser les façades murales
  • prévoir une couverture végétale maximale au sol
  • optimiser l’utilisation de revêtements poreux
  • prévoir des stationnements vélos et deux-roues
  • adapter l’espace aux personnes à mobilité réduite
  • utiliser des enrobés clair
Exemple de végétalisation d’un parking

Comment cela marche ? Qu’est-ce qu’un îlot de chaleur ?

Les périodes de fortes chaleurs de plus en plus précoces, sont difficilement soutenables en raison du phénomène d’îlots de chaleur. Causé par l’artificialisation des villes (goudrons, béton…) et le manque d’espaces verts, l’îlot de chaleur urbain est un phénomène qui augmente les températures au sein d’une ville et qui pose des problèmes pour la biodiversité et la santé en période de canicule. Les périodes et les intensités de chaleur fragilisent en particulier les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées.

Augmenter la couverture végétale au sol et le nombre d’arbres permet de rafraîchir efficacement les rues et les bâtiments.

Plus la densité de végétation est importante et plus les effets de fraîcheur sont ressentis. Imaginez-vous en forêt lors des canicules, il y règne une fraîcheur apaisante. De nombreuses études scientifiques ont montré que dans les espaces urbains, la température extérieure sous les arbres était jusqu’à 3 degrés inférieure à celle d’un espace non arboré.

Il est nécessaire que dans les schémas d’aménagement urbains collectifs, la végétalisation soit prépondérante. De nombreuses villes ont systématisé l’intégration des arbres dans les rénovations de voiries, créations de parking, de places, de squares.

 » A Montluel, les nombreux parkings existants ne sont pas assez végétalisés à l’instar du nouveau parking à côté de la Poste qui est un espace minéral béant. Et que dire des arrêts de bus sans même un abri ? « 

Gazette Bien vivre à Montluel – mai 2021

Bien vivre à Montluel souhaite participer à la proposition d’un aménagement favorisant les îlots de fraîcheur, valorisant la structure paysagère du centre-ville, et ré-invitant la biodiversité et les pollinisateurs.

Il faudrait augmenter les trames vertes afin de recréer le sentiment de fraîcheur de la forêt. L’école maternelle de Saint-Exupéry est un océan de bitume, très néfaste pour les enfants en bas âge, tout comme la place Carnot ou le Faubourg de Lyon.

Les arbres sont indispensables à notre santé et doivent être présents pour contrebalancer l’augmentation des surfaces bitumées !

Action « Un arbre recherche une place (Carnot), un parking (de la Gare), un square (rue du marché) ….

A suivre : l’équipe municipale de Montluel saura-t-elle se saisir correctement de l’appel à projet de l’Agence de l’eau “rebond eau et biodiversité” pour végétaliser la cour de l’école Daudet et corriger le tir pour la cour de l’école Saint-Exupéry ?

Végétalisons la cour de l’école publique Alphonse Daudet et profitons-en pour aménager en concertation avec l’équipe pédagogique, les parents et bien entendu les enfants !

La Gazette Bien vivre à Montluel est en ligne !

Le numéro 2 de la Gazette est arrivé dans votre boîte aux lettres ou ne devrait plus tarder … Afin de faire connaître la Gazette de Bien vivre à Montluel au-delà de notre ville, la Gazette est à présent accessible en ligne sur notre site internet.

A DIFFUSER AUPRÈS DE VOS PROCHES ET AMI.E.S !!

Pourquoi la Gazette ?

  • Rendre compte de la participation des élu.e.s Bien vivre à Montluel aux conseils et commissions municipales et de leur vigilance sur l’action de la majorité actuelle,
  • Faire part de nos réflexions sur des questions d’intérêt local et général,
  • Repérer et relayer des actions des habitant.e.s,
  • Être en contact avec les Montluistes malgré la pandémie.

Comment fonctionne-elle ?

  • Il s’agit d’une démarche bénévole et ouverte dans le cadre des valeurs partagées par le Collectif (écologie, solidarité et démocratie locale).
  • La Gazette est distribuée bénévolement dans toutes les boîtes aux lettres.
  • Le comité de rédaction rédige et met en forme la parution de façon concertée avec le comité de pilotage de l’association.
  • L’objectif est d’atteindre les 3 à 4 parutions par an pendant le mandat, variable selon l’actualité et les moyens financiers.
  • Par souci d’indépendance, la Gazette n’intègre pas de publicité, elle est soutenue par un financement participatif des adhérent.e.s à l’association et des sympathisant.e.s via la plateforme HelloAsso : https://www.helloasso.com/associations/bien-vivre-a-montluel/adhesions/

Pourquoi un lancement le 1er mai ?

Le choix symbolique du 1er mai pour le lancement de notre second numéro n’est pas un hasard, il rend hommage aux premier.ère.s de corvée et l’ensemble du monde du travail.

Deux sujets mis en lumière dans la 2ème édition

  • Nos contre-propositions en matière sociale dans le cadre du débat d’orientations budgétaires avec un diagnostic des fragilités sociales sur le territoire, l’augmentation de la subvention au CCAS, la mise en chantier d’une réflexion sur la création d’une épicerie solidaire.
  • Les actions pour végétaliser la ville avec une proposition concrète d’aménagement du parking situé à côté de la Poste. Il s’agit d’augmenter la couverture végétale au sol et le nombre d’arbres pour rafraîchir efficacement la ville, ses parkings, ses écoles, etc., en aménageant également des espaces pour les vélos et les personnes à mobilité réduite.

Pour fêter le lancement du nouveau numéro de la Gazette, le collectif a organisé l’action “un arbre recherche une place, un parking, une école » pour inviter à la végétalisation de la ville … avant de rejoindre le collectif Sandia pour chanter en l’honneur des droits des travailleuses et des travailleurs.

N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires et de vos questions en nous écrivant par mail à : bienvivreamontluel@gmail.com.
Si vous avez des idées d’articles pour le prochain numéro, si vous souhaitez partager votre expérience et nous parler de vos projets en cours ou à venir sur Montluel et ses environs, nous sommes à votre écoute

Pour soutenir la Gazette ou les projets de Bien vivre à Montluel, pensez au financement participatif (un don régulier ou ponctuel) via le lien suivant :

https://www.helloasso.com/associations/bien-vivre-a-montluel/adhesions/

Lancement réussi de la 2ième Gazette Bien vivre à Montluel à l’occasion du 1ier mai !

Regardez dans votre boîte aux lettres, la Gazette arrive ces prochains jours…

Action « un arbre recherche…. » pour végétaliser la ville !

Action « un arbre recherche sa place, son parking, sa cour d’école » à l’occasion du lancement de la Gazette !

Chantons sous la pluie en l’honneur des droits des travailleurs et des travailleuses.

La chorale SANDIA a chanté des chansons en hommage aux travailleuses et aux travailleurs qui défendent leurs droits à l’occasion du 1ier mai. Merci à tous les 1iers et toutes les 1ières de corvée !

https://c.leprogres.fr/social/2021/05/01/insolite-ils-ressuscitent-des-chansons-pour-la-fete-du-travail

Chronique sur le logement solidaire – Entre besoins, urgences, peurs et engagements

PARTIE 1 – « J’aimerais vivre en Théorie… Parce qu’en Théorie, tout va bien »
Irena Havlicek

Chapitre 1 : L’exil

Le 7 mars dernier, sur la place Carnot, à la veille de la journée internationale des droits des femmes un petit groupe a chanté cette moitié du monde dont une part trop grande est encore vendue, mariée de force ou violée. La réalité de l’exil la concerne, cette part des femmes mais aussi des enfants, qui sont les premières victimes : des butins de guerre, des proies à enrôler, certaines fuient l’excision, d’autres tout simplement la mort, parce qu’elles sont femmes insoumises, parce qu’elles ne sont pas de la bonne ethnie, de la bonne religion, parce que la vengeance, la corruption, la violence dirigent, règnent, décident.

Quitter sa ville, sa famille, son pays, lorsque l’on n’a plus le choix, c’est souvent choisir la vie quand la mort est partout autour de soi.

La route de l’exil est longue, la survie parfois incertaine, l’espoir est toujours grand, d’une vie meilleure, d’une vie normale surtout, où l’on pourrait travailler sans avoir peur qu’une bombe nous tombe dessus, sortir avec des amis sans risquer des balles de mitraillettes ou encore choisir d’étudier pour devenir médecin afin de sauver des vies plutôt que d’être obligé de s’engager à prendre les armes pour en enlever, toujours injustement …

La réalité de l’exil ne date bien sûr pas d’aujourd’hui, celle de la guerre non plus, malheureusement encore trop présente dans de nombreuses zones de notre joli monde.

En France, finalement, on a beaucoup de chance. On est le 7ème pays le plus riche au monde, on a préservé, ou du moins on essaye, une culture de l’accueil, et on n’a pas besoin de partir, on est plutôt bien ici et en sécurité.

Des millions d’enfants, d’adolescents, de femmes et d’hommes du monde entier regardent l’Europe ou l’Amérique et rêvent de leur protection, d’un territoire en somme où les droits de l’homme, de la femme, des enfants ont un sens. Belle Europe, majestueuse Europe…

Et si c’était nous qui devions fuir notre pays ou nous cacher comme ce fut le cas au siècle dernier ? Et si c’était nos enfants ? Certains d’entre eux, des jeunes, arrivent jusqu’à Paris après un périple sans nom, ils ont parfois 12,13 ans, parfois ce ne sont que des bébés avec leur mère ou leur tante, c’est selon qui a survécu pendant ce trajet semé la plupart du temps de terreur.

Paris les engouffre, certains repartent, d’autres se font arrêter, des mains se sont tendues de part et d’autre, tiraillés, repêchés, des vies qui s’étirent et se cherchent échouent là où le possible est encore possible… Il y a tant de héros et d’héroïnes…

Pour les demandeurs de refuge, la route n’est pas finie une fois stabilisé dans cet endroit où ils pourraient rester, tout du moins pendant les longues procédures d’examen : des dizaines de rendez-vous pour, au bout de plusieurs semaines voire mois, accéder à ses droits, dans l’immensité incompréhensible et dématérialisée de l’administration française, avec, en plus, le problème de la langue… Heureusement, des associations se sont spécialisées dans l’accompagnement global et inconditionnel ….

Chapitre 2 : L’accueil

Des associations, des collectifs se mobilisent, recueillent, sécurisent, nourrissent, orientent, communiquent, mettent à l’abri.

Parmi elles, certaines se spécialisent dans l’accompagnement des mineurs, à qui on a répondu dans nos institutions « mais non, tu es majeur, car tu as pu traverser seul plusieurs pays, il faut une grande maturité pour y parvenir ! », quand c’est le besoin urgent de liberté, la nécessité de vivre qui les a poussé…

Ces « ni mineurs ni majeurs » aux gueules de minots n’ont donc plus d’âge, et pendant des mois n’ont pas non plus d’ identité réelle, finalement relégués à la rue, stoppés sans avenir dessiné s’ils ne trouvent pas d’aide pour continuer à avancer.

Du coup les bénévoles organisent des déjeuners dans des jardins sur des tables de ping pong, distribuent des portables avec des cartes SIM et des recharges, orientent vers le vestiaire, prennent les infos des jeunes, leurs parcours, leurs besoins, demandent où ils en sont dans leur démarches juridiques et administratives et gardent le contact du mieux qu’elles peuvent, cherchent des solutions pour tenter à tout prix de ne pas les laisser dehors… Nuits d’hôtels, familles d’accueil, hébergements collectifs dans des théâtres désertés par la crise sanitaire, tout est bon à prendre…

D’autres associations recherchent des poussettes, du lait, de la layette, pour des bébés qui n’ont pas eu la chance de bénéficier de la prime à la naissance à leur arrivée, car ils sont nés dans un pays en paix, certes, mais sans rien, sans même un toit, dormant parfois dans un couloir d’hôpital, et ce pendant plusieurs mois. D’autres encore ont besoin d’une voiture pour accompagner X ou Y qui ne peut plus marcher et a un rendez-vous urgent à la Préfecture ou à l’Ambassade, après des mois d’attente pour un rendez-vous, et attention ! Si elle ne se présente pas c’est l’OQTF (obligation de quitter la France) assuré : après des mois voire des années sur la route, tenter d’éviter le risque du retour à la case départ est primordial.

Lyon et ses environs comme d’autres agglomérations en France regorgent de ces bénévoles qui ne veulent, ne peuvent pas fermer les yeux sur ce monde, sur ces peuples venus d’ailleurs dont nous pillons sans aucun doute et la plupart du temps (involontairement?) les richesses pour notre propre confort, mais dont le coût humain est inhumain.

Chercher refuge, et trouver cette personne qui ose ouvrir sa porte, rencontrer l’inconnu. Ça peut faire peur, ça engage. C’est un besoin urgent, c’est une réponse qui dit « non, je ne reste pas les bras croisés à regarder ses gens souffrir ! Ces horreurs dans notre si joli monde, je n’en veux pas ! »

C’est fredonner Brassens, lire Montaigne et se souvenir d’Irena Sendler qui sauva des enfants du ghetto de Varsovie pendant la seconde guerre en les sortant clandestinement et les cachant dans des institutions religieuses.

Ouvrir sa porte à l’étranger, au demandeur de refuge, à l’exilé aujourd’hui en France, et grâce à Cédric Herrou, n’est plus du tout illégal, pas besoin de se cacher même s’il s’agit d’une personne « sans papier » (une réflexion serait d’ailleurs à mener sur cette idée sociologique et philosophique d’être quelqu’un sans papier ! ). Il n’y a plus de délit de solidarité, aider son prochain est inscrit comme principe de fraternité dans la constitution européenne des droits de l’homme, on avance, lentement, après sans doute de nombreux allers retours…

L’accueil est légal, on se lance, on décide de franchir le cap, d’être acteur d’un monde meilleur, de donner une petite chance à quelqu’un, une première personne vient cohabiter, elle et son histoire, lourde, silencieuse, subjuguante. On appréhende, c’est nouveau, comment réagir ? Comment gérer toutes ces nouvelles émotions ?

Un tas de questions nous viennent à l’esprit : Et si l’accueil ne se passait pas bien ? Et si on avait affaire à quelqu’un de malhonnête ? Et si cette personne ne partait jamais ??? Comment faire confiance quand on entend toutes ces choses dans les médias ???

PARTIE 2 : La pratique, le terrain

Chapitre 1 : « Allo Julie ? T’as encore une petite place chez toi ? J’ai une maman là avec un enfant de 8 ans.. Pas de 115, ils n’en peuvent plus… »

A. a 16 ans, en attente de son recours auprès du Juge pour Enfants, il n’a droit à rien.
Pas scolarisé, on lui trouve des cours de français, il apprend très vite. Il est très motivé et a même des capacités hors pair pour réparer le lave vaisselle en panne depuis 3 mois…
D. vient d’accoucher, son bébé Ali a 3 semaines, on était en janvier et elle n’avait nulle part où aller, elle dormait dans le couloir de l’hôpital quand mon amie Chiraz m’a appelée. Une journaliste l’a même interviewée pour alerter les pouvoirs publics sur cette situation inacceptable mais malheureusement encore trop fréquente ici en France en 2020.
H. vient de Syrie, N. d’Afghanistan, K. de Guinée, S. du Mali, O. du Congo, on fait le tour du monde, la maison se remplit, on s’organise, on apprend le malinké, le pashto, le turc, l’arabe et le peul… Les parties de baby foot sont animées, on applaudit tous les soirs à 20H… Parce qu’en plus, avec le printemps est arrivé le confinement. Les jeunes d’Afrique m’appellent tous maman et me font des mafés dignes des meilleurs plats des meilleurs restaurants (et oui, la nourriture c’est sacré). Quelques-uns font le Ramadan, d’autres fument quelques cigarettes dans le jardin, on soigne le pied de Jeannot, 8 ans qui a trop marché, sa plaie s’est infectée… Heureusement, Irena a tout ce qu’il faut en désinfectant et pansements ! On manque de psychologues pour une maman qui n’en peut plus, l’association Primo-Levi a une liste d’attente de 6 mois… On remercie pendant son AG l’Amap de la ville pour ses dons pour nourrir tout ce petit monde, et on continue nos réunions pour nos projets cinés autour de la Résilience. L’extérieur se joint parfois à nous, quelques images, beaucoup de souvenirs, un tas de sourire et de larmes dans les yeux.
Certains venaient de la Timmy, d’autres des Midis du Mie, ou encore du Petit bagage d’Amour ou de Zinzolin, des associations débordées, tellement engagées qui ne laissent jamais tomber quoi qu’il arrive. Tous étaient reconnaissants, Aicha 7 ans n’était plus dehors à 22h après la confirmation que le 115 ne leur avait rien trouvé alors qu’il faisait 3°C . Elle allait enfin rentrer à l’école en UP2A avec Jeannot, avoir une vie normale, c’était la petite fille la plus heureuse du monde.

« Allo Chiraz ? T’as pas une autre solution pour A. et son enfant de 3 ans ? Il a gribouillé tous les murs, sa maman est trop fatiguée et je peux plus les garder… »

Parfois on doit se séparer, on a atteint nos limites, et bien heureusement les associations sont là pour chercher, trouver le relais, et elles trouvent, malgré le nombre incalculable d’urgences auxquelles elles font face…
C’était entre 2019 et 2020, j’ai ouvert les portes de mon foyer à tous ces inconnus qui avaient eu la chance de trouver mon numéro dans les méandres des tissus effilés des associations. J’avais commencé par cuisiner, puis distribuer des déjeuners, puis j’ai ouvert ma porte pour une nuit à une personne, puis deux nuits, puis deux personnes, puis des semaines, enfin quelques mois pour certains…
Des liens d’amitié, d’amour se sont tissés, tissage aussi effilé que nos parcours de vies à tous. Tant de rencontres, d’entraide, de solidarité, je n’avais jamais vécu cela avant.
L’association Lueur d’Espoir nous apportait des dons régulièrement, nourriture, vêtements, cadeaux pour les enfants. Quelques factures d’énergie m’étaient remboursées, on avait quand même atteint les 22 personnes dans mon 80 m2 ! (il restait malgré tout de la place dans le jardin pour des tentes !)

L’hébergement solidaire, ça peut être une personne une nuit, comme à mon départ, et ça commence souvent là. On fait en fonction de ses moyens et on est toujours accompagné par une association pour faire le suivi ou le lien, on est jamais seul en cas de difficulté. L’hébergement solidaire, c’est ouvrir sa porte à quelqu’un dans le besoin, palliant les manques de solutions de l’État ou sa lenteur administrative. C’est donner le minimum : un toit, et si on peut un peu plus, un petit déjeuner, un ticket de métro. L’hébergement solidaire c’est gratuit pour celui ou celle qui en bénéficie : on ne demande rien en échange, mais on reçoit tant en réalité…
C’est légal, et c’est une expérience formidable à vivre, à découvrir.

Chapitre 2 : Témoignages

Vous voulez en parler ? Évoquer votre désir, vos craintes ? Vous avez des questions , des commentaires ?

Prochainement à Montluel : Réunion d’information sur l’hébergement solidaire avec les associations lyonnaises l’Appartage et ActForRef au Tiers Lieu Citoyen, 13 rue Notre-Dame des Marais