Sortons des idées reçues sur les quartiers

Le quartier de la Maladière est classé en Quartier prioritaire de la politique de la Ville : des moyens sont censés être alloués pour agir en faveur de la population sur les plans de l’habitat, l’éducation, l’urbanisme.

Mais les moyens alloués sont faibles : 133 millions d’euros en 2022 pour 1 500 quartiers en France. Cela concerne 5,4 millions de personnes, soit 8 % de la population française. La politique de la ville est un des parents pauvres du service public : des décennies de « plan banlieues » n’ont fait que détricoter des moyens qui commençaient à peine à produire des effets.

Dès 2018, Jean-Louis Borloo, ancien ministre de la ville, insistait sur l’urgence à agir en faveur de ces quartiers, faisant un bilan très négatif des moyens alloués : « Moins on en a fait en matière de politique de la ville, plus on a annoncé de dispositifs, de chiffres et de politiques prioritaires. On a remplacé les moyens publics par les annonces publiques. Résultat, dans les quartiers, il y a moins de services publics, moins de crèches, moins d’équipements sportifs, moins de capacités financières des communes (30 % de moins), moins d’accès à la culture, moins de policiers, de professeurs et des agents de police plus jeunes, qui coûtent donc moins cher… C’est un scandale absolu ». Rappelons aussi qu’en 2018, le président Macron a enterré le plan Borloo, pourtant salué par toute la classe politique et les professionnels de la Politique de la ville.

Il est indispensable de faire société “ensemble”, mais c’est impossible dans des conditions d’abandon de tout un pan de la population qui souffre également de nombreuses idées reçues :

  • Ces quartiers bénéficieraient massivement d’argent public : c’est faux ! cela représente 33€ par habitant et par an,
  • La population est avantagée en termes de coûts du loyer : archi-faux !, les bénéficiaires de logements sociaux paient un loyer pas toujours si modéré et bien souvent pour des logements vétustes,
  • La violence et la délinquance se concentreraient dans ces quartiers. Encore faux ! Les trafics concernent toutes les couches de la population.

En complément d’un investissement efficace et efficient, il s’agit aussi d’arrêter de toute urgence la stigmatisation des habitant.es de ces quartiers. A Montluel comme ailleurs, ce sont les conditions incontournables pour une société apaisée.

Les émeutes à Montluel – une Gazette Bien vivre à Montluel spéciale Politique de la Ville à Montluel

La nuit du vendredi 30 juin au 1er juillet derniers a été éprouvante pour beaucoup d’entre nous : voir dix véhicules incendiés ne pouvait que susciter le trouble, l’incompréhension et parfois même la colère.

Au cours de cette nuit et le lendemain, les questions ont fusé : Comment peut-on s’en prendre aux biens de ses voisins ? Qui sont ces jeunes qui n’ont aucune peine à prendre la police pour cible ? Que font leurs parents ? Qu’avons-nous fait ou omis pour en arriver là ? En quoi cette violence les aidera-t-elle ?

Au sein de Bien vivre à Montluel, personne n’est sorti indemne de cet été agité : au sentiment de gâchis s’est mêlée l’empathie pour les victimes et pour ces jeunes.

Romain Daubié et son équipe, par choix politique, ont stoppé en 2020 les actions au sein de la Maladière pourtant reconnu Quartier Prioritaire de la politique de la Ville par les pouvoirs publics. Le refus d’assurer la continuité du dispositif s’est traduit par une absence de dialogue et un sentiment de fort mépris vis-à-vis des habitant.es, soit plus de 1000 personnes dont 38% vivent sous le seuil de pauvreté.

Nous avions alerté à plusieurs reprises la municipalité sur la situation sociale difficile du quartier avec :

  • La désertion des services publics dans un quartier livré à lui-même depuis la fermeture de la Protection Maternelle et Infantile (PMI) et de l’accueil Périscolaire,
  • L’ambiance délétère liée au conflit entre l’ancien maire et le Football Club de Montluel,
  • L’absence de conseil de quartier permettant les échanges et la résolution des conflits de voisinage entre habitant.es, qu’ils vivent dans des logements sociaux ou des résidences privées voisines,
  • La baisse apparente de la présence des forces de l’ordre en soirée et des actions de prévention, avec l’idée préconçue que la vidéo-surveillance serait la réponse à tout : inefficace pour prévenir la délinquance, l’usage après les émeutes a montré que certaines caméras étaient simplement en panne …

Si cette émeute semble avoir été en partie menée par des personnes extérieures au quartier, elle n’en révèle pas moins les difficultés de la Maladière.

C’est pourquoi nous avons décidé que le grand dossier de cette nouvelle Gazette serait consacré à la politique de la ville à Montluel.

La Gazette n°9 arrive gratuitement dans les toutes les boîtes aux lettres des Montluistes. Elle peut être téléchargée ici :

Dernier conseil municipal interrompu : des questions des élu.e.s Bien vivre à Montluel qui fâchent ?

Le 8 mars dernier, Madame la Maire de Montluel a pris la responsabilité de mettre fin au dernier conseil municipal avant que les questions de notre groupe aient pu recevoir une réponse. Cette décision a été prise sous prétexte qu’une personne du public filmait le conseil à l’aide de son portable.

Il se trouve que l’enregistrement des débats en conseil municipal est autorisé.

En effet, les élus membres de l’assemblée ne peuvent pas s’opposer à cet enregistrement, qu’il soit audio ou également visuel, dans la mesure où l’article L2121-18 du code général des collectivités territoriales pose le principe de publicité des séances de conseil municipal.

En conséquence, nous avons demandé à ce que le futur procès-verbal de séance du conseil du 8 mars soit complété des 3 questions des élu.e.s Bien Vivre à Montluel et des réponses que Mme la Maire avait prévues de formuler verbalement.

Pour l’information de toutes et tous, nous rappelons les 3 questions posées par écrit par le groupe Bien vivre à Montluel et communiquées avant le conseil du 8 mars.

Harcèlement & Discrimination à la mairie de Montluel

Madame la Maire, en cette période de débat d’orientation budgétaire, il est important de rappeler que ces orientations et ce budget ne pourront se concrétiser sans le travail et le sens du service public des femmes et des hommes employé.e.s par la ville.

Nous avons rappelé à plusieurs occasions à quel point, il nous importait que toutes et tous les employé.e.s de la ville soient traité.e.s avec égards et dignité.

Deux nouvelles plaintes ont récemment été déposées d’une part pour harcèlement moral et pour actes d’homophobie et de transphobie, nous le savons, avec leurs lots de préjudices irréversibles pour leurs présumées victimes.

Madame Fabiano, en tant que Maire de Montluel, vous avez dorénavant la responsabilité du dialogue social, de la sécurité et de la protection de la santé des agents municipaux. Quelle est votre prise en charge des présumées victimes ayant déposé plainte en termes de protection, d’enquête interne devant être réalisée de manière impartiale par les ressources humaines ou par un cabinet spécialisé ?

Entrée de ville Faubourg de Lyon

Vous avez réalisé un aménagement de l’entrée de ville Faubourg de Lyon en 2022. Plusieurs Montluistes nous ont remonté que la sécurité routière reste un point de tension en entrée de ville.

Il reste compliqué et dangereux de manœuvrer pour les riverains dans cette zone.  

Nous reformulons, de plus, notre demande que soit tracée une piste cyclable sur cette entrée en prolongement de celle de La Boisse et rappelons que la piste actuelle et alternative, chemin de la Maladière n’est quasiment plus visible et gagnerait à se placer à droite en venant du centre-ville.

Nous vous proposons également que des signalisations (miroirs) soient installées aux endroits adéquats.

Politique de la ville

Lors du dernier conseil municipal, nous avons approuvé la modification de l’article 5-3 des statuts de la Communauté de communes de la Côtière à Montluel, afin de pouvoir doter notre commune de la compétence « politique de la ville ».

En séance, nous avions questionné Madame le Maire sur les actions qui étaient envisagées dans le cadre de cette compétence ; cette nouvelle responsabilité étant très récente, il nous fut répondu qu’aucun projet n’était défini, ce qui était parfaitement entendable.

Trois mois s’étant écoulés depuis, nous souhaitons savoir ce qui est maintenant en perspective, notamment : 

ce qui va être mis en place pour régler positivement la demande de terrain du FCM ;

si un ou plusieurs éducateur(s)-éducatrices(s) dédié.e.(s) à l’animation et la sécurité (sérénité) pourraient être recruté.e.s pour prévenir, anticiper les mauvaises relations de voisinage et autres mal-vivres tel que l’événement qui s’est produit le 2 mars allée des Muguets ; en lien éventuellement avec le bailleur social ;

– et, le QPV (Quartier Politique de la Ville) la Maladière ayant des liens importants avec le quartier des Peupliers, si la « politique de la ville » pourra s’étendre, sur le plan de l’animation-sécurité, dans ce dernier quartier afin de construire une politique de la jeunesse favorisant l’engagement et l’émancipation des jeunes en coopération avec tous les acteurs et agir pour éviter les dérives qu’on observe depuis trop longtemps ;

un PEDT (Plan Éducatif Territorial) est-il en phase de concertation ?

l’organisation du Point info jeune intègre-t-il spécifiquement les jeunes du QPV ?

les enfants et jeunes du QPV dont les parents en font la demande sont-ils.elles tou.t.e.s accueilli.e.s au centre de loisirs et le seront-ils.elles à l’avenir ?

– une classe a été supprimée à l’école St Exupéry. Les élèves de 2 ans ne pourront plus être accueilli.e.s  Nous estimons qu’il est nécessaire de demander à la Direction Académique des Services de l’Éducation nationale l’ouverture d’une classe passerelle dans le cadre de la « politique de la ville ».

Merci pour votre participation à la 1ière Faites du Futur : passons à l’action ! organisée par Bien vivre à Montluel

Samedi 11 mars de 10h à 19h nous avons eu le plaisir d’accueillir à l’occasion de la première « Faites du Futur : passons à l’action ! » à la salle polyvalente de Montluel 300 visiteurs venus découvrir les associations et entrepreneurs locaux qui font la transition écologique et sociale avec 25 stands où il était possible de découvrir des manières de manger, de se vêtir, de se chauffer, de voyager, de décorer, de se restaurer, plus respectueuses de l’environnement et de l’humain.

Merci aux exposants venus nombreux participer à cette Faites du Futur : L’AbriCôtière, Act For Ref, ACER, les Ain’Trépides, l’AMAP de la Côtière, Artilab de la Côtière, la Bâtisse, Sur le Chemin du Vrac, C Moi Kiffé, CVPA, Cycle Avenir, EMAT Energy, Energies citoyennes, Forts pour demain, Habitat et humanisme, Laisse filer, la Mutinerie végétale, LM Energie, Nature et moi, Nos chères campagnes, Roue libre en Côtière, la Guifette, Simpleaument, La Ventil’ et So’Vintage.

La journée a été rythmée par de nombreux ateliers et animations avec des fresques du climat et de la biodiversité organisées dans les locaux de la MJC toute proche, un espace enfants et adolescents avec des fresques 2 tonnes junior à destination des jeunes de 7 à 12 ans, un atelier dessin « Dessine moi ton futur » avec l’autrice de manga Héloïse Peaucelle et des jeux organisés par la Ludothèque de la Côtière, ainsi que des ateliers de réparation de vélo par Cycle Avenir et d’objets en tous genres par Artilab, le fablab de la Côtière.

Merci aux organisateurs des ateliers et notamment Nadine Bourret, Agathe Piégay, Julia Delrieu, Gabriel André et Annie pour les Fresques, ainsi qu’à la Ludothèque, Héloïse Peaucelle et la MJC de la Côtière.

Les visiteurs et les exposants ont également pu découvrir une nouvelle forme de restauration où les convives peuvent participer à l’élaboration de 80 repas en participant à la cantine de C Moi Kiffé et tous ses bénévoles, en découvrant le principe de la Graffiteria ou bourse d’échanges aux vêtements organisée par le tiers-lieu l’AbriCôtière, discuter autour de la buvette et profitez d’un intermède musical de haute voltige !

Les rencontres ont également été riches avec la participation de plusieurs élus, représentants d’associations et du monde de l’entreprise, ou simples citoyens, venus partager leurs expériences avec les séquences 5 minutes pour la planète mettant en valeur leurs actions et trois conférences sur l’évolution de l’urbanisme et de l’action publique pour répondre aux enjeux de la transition économique et sociale, échanger sur le rôle des associations et des entreprises, ainsi que des documentaires faits par les habitants pour imaginer le futur.

Merci aux conférenciers Benjamin Badouard, Madeleine Chatard-Leculier, Agathe Piégay, Marie-Odile Mainguet, Sylvain Godinot et Albane Colin.

Merci aux participants aux sessions « 5 minutes pour la planète »: Emmanuelle, Jean-François, Marion, Flavien, Olivier, Béatrice, Julie, …

Merci aux jeunes de Trévoux qui ont fait le documentaire Et vous ? et le cinéma La Passerelle de Trévoux pour la diffusion, ainsi que les habitants de Montluel qui ont participé au film « Paroles d’habitants » de Julie Milan pour cette avant-première !

Et pour finir, un grand merci à toute l’équipe de bénévoles mobilisée à 1000% ces dernières semaines et tout au long de la journée de samedi pour vous faire vivre la meilleure première édition possible, sous la houlette de Julie !

L’association Bien vivre à Montluel, et tout particulièrement l’équipe organisatrice de la « Faites du Futur : passons à l’action ! », est très reconnaissante de votre mobilisation et se réjouit à l’idée des nouvelles rencontres, des réseaux, des projets fertiles qui vont surgir à la suite de cette journée…. car on ne va pas attendre un an pour construire ensemble un futur meilleur, plus écologique et plus social pour toutes et tous !

Restons en contact : inscrivez-vous à notre newsletter en nous écrivant à bienvivreamontluel@gmail.com ou en nous suivant sur notre site internet http://www.bienvivreamontluel.fr et les réseaux sociaux.

Venez à la « Faites du Futur : passons à l’action ! » samedi 11 mars de 10h à 19h à la salle polyvalente de Montluel

De nombreux acteurs locaux agissent déjà au quotidien à Montluel et autour de nous pour proposer de nouvelles manières de consommer, se déplacer, se chauffer, travailler, plus respectueuses de la planète et de l’humain. Venez les rencontrer !

Participez à la “Faites du Futur : passons à l’action !” qui aura lieu le samedi 11 mars 2023 de 10h à 19h à la salle polyvalente de Montluel, afin de découvrir les solutions concrètes locales et les bénéfices de la transition écologique et sociale.

Les objectifs de cet évènement sont de :

  • Mettre en lumière les individus, associations, artisans, entreprises et collectivités qui “font” la transition écologique et sociale au quotidien,
  • Faire connaître les bonnes pratiques locales,
  • Échanger avec des experts et des personnes engagées pour imaginer le futur de notre ville et du territoire,
  • Participer à des animations et à des ateliers participatifs pour comprendre les enjeux : fresques du climat, réparathon, bourse d’échanges, etc.
  • Faire la fête en famille avec des ateliers dessin et jeux pour les enfants et les adolescents, une cantine participative, la buvette et une bande musicale,
  • … et pleins d’autres surprises !

Inscrivez-vous aux nombreux ateliers en appelant le 06 65 73 26 92 Entrée et participation gratuite pour toutes et tous !

Rejoignez l’équipe de bénévoles pour l’organisation de l’évènement en nous contactant au 06 48 37 10 43.

Découvrez le programme en téléchargeant la mini-gazette spéciale « Faîtes du Futur : passons à l’action !

La Gazette n°6 de Bien vivre à Montluel est arrivée !

Sur les thématiques des crises climatique et énergétique, passons à l’action, nous avons le plaisir de vous annoncer la parution de notre dernière édition, laquelle vous apportera de nombreux éclairages sur l’actualité municipale et sur les enjeux de demain pour notre territoire.

Au menu de la Gazette n°6 : une entrevue avec Pascal Niggemann sur la prévention de la délinquance, les solutions concrètes pour réduire la consommation d’énergie, végétaliser et mieux se déplacer, l’action de nos élu.e.s en conseils et le suivi des dossiers (Bellevue, FCM, souffrance au travail à la mairie) et le soutien aux initiatives locales avec l’ouverture de l’Abricôtière, un tiers lieu différent qui met les habitant.e.s au cœur de ses projets.

Bienvenue à l’AbriCôtière : une nouvelle association à Montluel pour tisser des liens, loin des préjugés !

Mais de quoi est-il question ? D’entraide, d’innovation, de plaisirs partagés, de solidarité, de rêves d’autre chose.

1er septembre 2022 – Ça y est, l’AbriCôtière a ouvert au rez-de-chaussée de la Tour des Peupliers. Avec tous les projets générés par les habitants eux-mêmes, très vite… une nouvelle dynamique prend vie.

On abat des murs, on crée un autre espace, un autre lieu de vie, inédit comme chaque jour qui passe. Ce lieu est celui des habitants, cet autre lieu avec un autre regard, une autre image. Dehors, on discute, on imagine parfois un autre monde. Mais cet autre monde, en fait, est déjà là, c’est ici et maintenant.

L’AbriCôtière est située au 138 rue du Torrent 01120 Montluel ! Rejoignez-nous….

Thématiques : atelier de réparation Artilab, fresque du climat, aide aux devoirs, soirée jeux, après-midi thé entre femmes, apprentissage de la langue française, chorale, atelier couture, salles de réunion, etc… et ce n’est que le début !

JOURS/HORAIRES D’OUVERTURE :

  • Mercredi : 14h-16h puis 18h30-20h
  • Jeudi : 18h30-20h
  • Vendredi : 18h30-20h
  • Samedi : 15h-17h
Avec la programmation du mois de décembre 2022, faites le plein de générosité !

Que de mensonges pour le dernier conseil municipal de Romain Daubié en tant que maire de Montluel !

Pour son dernier conseil municipal en tant que maire de Montluel, le 7 juillet dernier, Romain Daubié, a montré une nouvelle fois qu’on pouvait raconter des mensonges, dès lors qu’on les dit avec aplomb et que le « rôle de police » dont dispose le maire en conseil permet d’avoir toujours le dernier mot… même si celui-ci est faux.

Alors qu’une modification de la taxe d’occupation du domaine public mise en place par la majorité en décembre 2021 fait polémique depuis plusieurs mois auprès de tous les maires des communes environnantes et de la 3CM, au risque de retarder les travaux de rénovation des réseaux d’eau de Montluel, Romain Daubié n’hésite pas à dire en conseil municipal qu’il n’y a pas de sujet, tout en prétextant qu’il s’agit d’une délibération datant de 2013 (sous-entendu du maire qui l’a précédé). Or c’est faux, tout faux, archi faux ! Pourquoi alors aurait-il fallu une délibération en décembre dernier si son prédécesseur avait déjà fait le travail en 2013 ? Tout simplement parce que la délibération de décembre reprenait une délibération du 9 novembre 2015, validée sous le premier mandat de Romain Daubié, laquelle a été modifée en décembre pour ajouter des tarifications relatives aux bases de vie, aux sanitaires et aux bennes, contrairement à ce que Romain Daubié a affirmé dans un communiqué de presse paru le 9 avril dernier – voir lien plus bas (*).

On vous l’a fait courte. Avant il s’agissait de taxer les occupations précaires du domaine public notamment dans le cas des chantiers pour éviter d’encombrer indûment l’espace public lorsque le délai du chantier était dépassé. La délibération de décembre 2021 (**) a ajouté à la délibération de 2015 des compléments tarifaires relatifs à l’installation de bases de vie et/ou de toilettes (3,20€/m2/jour) et d’une benne (150€/jour) ; ce qui fait qu’à présent une taxe s’applique lorsque que vous installez une benne ou un Algeco (la « base de vie »), là où les travailleurs peuvent se reposer, déjeuner, aller aux toilettes pendant le chantier, et cela dès le 1ier jour. Les tarifs applicables sont d’ailleurs accessibles sur le site de la mairie de Montluel ici : https://www.ville-montluel.fr/spip.php?action=acceder_document&arg=20516&cle=a6aad6a3c9d3e7320af62d7ea4a2198b76217834&file=pdf%2Ftarifs_occupation_domaine_public.pdf et là (***).

Une première facture de 108 000 euros suite à ce surcoût (soit 10% du montant des travaux) a été envoyée à l’entreprise chargée de faire des travaux pour renouveler les canalisations d’eau potable de Montluel, qui vous le savez peut-être, perdent 55 % de l’eau avant même d’arriver à votre robinet, soit le pire rendement des communes de la 3CM. Pourquoi ? Romain Daubié n’a pas fait de travaux sur les réseaux d’eau vétustes pendant son 1ier mandat (2015-2020) pour attendre que la 3CM reprenne la compétence sur l’eau fin 2020, et ainsi éviter d’envoyer sous sa responsabilité des factures salées aux Montluistes en pleines élections municipales. On vous racontait cela ici : https://bienvivreamontluel.fr/communique-de-presse-2

A présent que la 3CM est en charge de réaliser ces travaux pour le compte de Montluel, c’est donc la communauté de communes, soit l’argent public des communes de la 3CM qui finance les travaux de Montluel. C’était donc plutôt gonflé que le maire de Montluel estime opportun d’ajouter un surcoût lié à l’occupation du domaine public alors que ces énormes chantiers (tous les quartiers sont concernés ou presque) devaient démarrer pour s’étaler sur de nombreux mois voire années, sous peine que l’Agence de l’eau n’applique des pénalités pour mauvaise gestion de l’eau. Face au scandale et à la suspension des travaux par l’entreprise à l’approche des élections législatives, Romain Daubié a négocié directement avec l’entreprise concernée pour annuler la facture et permettre la reprise des travaux, tout en refusant de s’engager pour l’avenir en modifiant la délibération, comme demandé par plusieurs élus de communes voisines lors du conseil intercommunal de juin et par les élus Bien vivre à Montluel dans la foulée par courrier adressé au maire de Montluel : https://bienvivreamontluel.fr/le-maire-de-montuel-interpelle-en-conseil-communautaire-3cm-la-goutte-de-trop

En effet, dès lors que la délibération n’est pas modifiée, il pèse le risque qu’à tout moment la mairie de Montluel applique cette surtaxe comme elle le souhaite : c’est « le fait du prince » dénoncé par notre élue Nathalie Mondy lors du conseil 3CM de juillet : https://bienvivreamontluel.fr/le-maire-aimerait-bien-se-faire-pardonner

Cette insécurité juridique rend tout nouvel appel d’offre de la 3CM délicat pour la poursuite du programme de rénovation, dans la mesure où les entreprises ne voudront pas prendre le risque d’avoir à assumer une taxe aléatoire, à moins de la répercuter sur la 3CM comme le craignent les élus voisins, alors même que les chantiers prévus à Montluel représentent à eux seuls 5 millions d’euros sur les 19 millions d’investissements prévus sur les réseaux d’eau de l’intercommunalité (800 000 euros rien qu’en 2022). Ce qui pourrait conduire à des hausses de la facture d’eau pour tous les habitants, pour le bénéfice du budget municipal de Montluel. En langage économique, on appelle cela une taxe indirecte, alors que Romain Daubié se targue de ne pas avoir augmenté les taxes directes depuis son arrivée à la mairie de Montluel depuis 2012. Ironique non ?

Tout comme il n’a pas répondu aux courriers des élus des communes voisines https://bienvivreamontluel.fr/la-profession-de-fois-mensongere-par-romain-daubie-lelu-de-la-peur-face-a-lelue-de-lespoir-lumir-lapray ou à celui des élus Bien vivre à Montluel, Romain Daubié a cette fois-ci balayé d’un revers de main la demande de l’élue Nathalie Mondy en conseil municipal de corriger la délibération de décembre, pour exclure a minima les travaux d’intérêt public, sans aucune discussion de fond. Circulez, il n’y a rien à voir ! Bien au contraire on y voit une simple posture politicienne qui vise à détourner les yeux de l’erreur originelle. Or ce péché d’orgueil risque malheureusement d’être préjudiciable aux Montluistes, avec des factures d’eau qui augmentent et des retards sur les travaux indispensables sur un réseau de canalisations dans un état lamentable au moment même où on demande à tout le monde d’économiser l’eau en ces temps de sécheresse !

Alors voici un autre mensonge dit avec aplomb lors de ce même « dernier » conseil …

Après que l’élu de Bien vivre à Montluel Jean-Claude Péron interroge le député fraîchement élu pour savoir s’il a bénéficié de la formation expresse sur le changement climatique proposée par plusieurs associations lors de la rentrée législative à l’Assemblée nationale, il l’interpelle au sujet de l’abattage d’un arbre (en bonne santé) dans le quartier des Peupliers, au lendemain de son élection, pour y construire deux nouvelles places de parking. Vous savez le quartier à côté de la Tour qui compte des dizaines de places de parking et qui parfois le samedi soir est un peu plein alors que le reste du temps il y a de la place à moins de 100 mètres des habitations. Une décision à l’opposé des actions que devrait mener la commune pour s’adapter aux conséquences du changement climatique.

Et bien Romain Daubié, sans rire, explique à l’assistance qu’un panneau a été posé sur l’arbre pour indiquer qu’il serait remplacé par trois autres arbres. Notons que des jeunes arbres tarderons de nombreuses années avant d’avoir le pouvoir de rafraichissement et d’absorption du CO2 et des particules de pollution d’un arbre ancien et en bonne santé. Or ce panneau personne ne l’a jamais vu, ni les jours précédant la coupe (« ça aurait été gênant en pleine campagne électorale et au début de la vague de chaleur ! »), ni lors des deux jours de préparation et de coupe de l’arbre (cf. nos photos ici : https://bienvivreamontluel.fr/comment-la-mairie-de-montluel-gere-la-crise-climatique-surrealiste). Ah mince ! Romain Daubié devait probablement confondre avec les arbres qui ont été coupés à proximité du stade à la suite de vents violents qui avaient rendu la zone dangereuse.

A côté du stade comme aux Peupliers, on attend toujours que les nouveaux arbres soient plantés… On vous croit sur parole !

Vivement le changement…

L’histoire ne dit pas si Romain Daubié a suivi la formation pour les députés sur le changement climatique, mais on a une petite idée à ce sujet. Qu’en pensez-vous ?

Si vous souhaitez nous contacter pour partager vos retours ou vos questions, écrivez-nous à l’adresse bienvivreamontluel@gmail.com

Pour aller plus loin, les sources :

(*) Courrier de la 3CM aux habitants de la ville haute de Montluel alertant sur l’arrêt des travaux de rénovation des réseaux d’eau – avril 2022

(*) Communiqué de la mairie de Montluel du 9 avril 2022 à la suite de la polémique ayant suivi la mise en application de la délibération municipale du 15 décembre 2022

(**) La délibération n°2021-12-15-006 validée lors du conseil municipal du 15 décembre 2021 qui modifie la délibération du 9 novembre 2015 :

(**) La délibération n°2015-11-09-081 validée lors du conseil municipal du 9 novembre 2015 :

(***) Tarifs d’occupation du domaine public en vigueur depuis janvier 2022 (source site internet de la mairie de Montuel) :

Prendre à bras-le-corps le problème de la souffrance au travail à la mairie de Montluel

Lors du conseil municipal du 27 juin dernier, notre élu Bien vivre à Montluel a pris la parole lors du point relatif aux futures élections du Comité Social et Territorial où siègent les représentants du personnel et ceux de la direction à la mairie de Montluel.

Voici l’intervention de notre élu Jean-Claude Péron :

« Le CST va remplacer le CHSCT qui est un endroit où l’on discute des conditions d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail. Il y a des articles de presse qui sont parus ces derniers temps faisant état de souffrance au travail sur la commune de Montluel.

Du point de Bien vivre à Montluel cela est intolérable. La souffrance au travail est un phénomène qu’on constate malheureusement depuis quelques années et qui détruit des vies, qui s’attaque aux humains. C’est parfaitement intolérable.

Dans le dernier compte-rendu de conseil municipal, l’élu Bien vivre à Montluel Amara Boudib vous avait posé une question au sujet de cette souffrance et vous aviez répondu « on n’a pas le même point de vue ». Nous espérons que ce point sera pris en compte d’une façon un peu plus soutenue. D’autant plus qu’il y a deux plaintes qui sont en cours d’instruction, que des bruits viennent à nos oreilles comme quoi c’est compliqué de travailler à la mairie de Montluel, qu’il y a trois nouveaux départs, après la dizaine sur l’année dernière.

On espère que ce Comité Social et Technique prendra à bras le corps ce problème, afin que que le personnel puisse retrouver le sens du travail bien fait et la joie de travailler, ou tout du moins la possibilité de travailler dans des conditions décentes. Les élus Bien vivre à Montluel demandent à ce que l’un d’entre eux fasse partie de cette commission.

Après avoir annoncé que cela n’est pas possible, M. le Maire a rétorqué : « On ne peut pas salir les gens comme cela. J’ai octroyé la protection fonctionnelle à la personne qui est victime de ces plaintes. Toucher aux personnes comme cela n’est pas très digne. »

Notre élu a donc interrogé : « Vous dites que les personnes qui ont porté plainte ont fait n’importe quoi ? Ces personnes ne sont-elles pas dignes ?

Le maire répond « La justice fait son travail et on en reparlera. « 

En effet, on en reparlera … Les élu.e.s Bien vivre à Montluel restent à l’écoute des agents municipaux et leur assurent de leur soutien.